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GERARD CHOISNET MAIRE HONORAIRE DE FILLE ASSURE LA TRANSITION : REELU POUR UN TROISIEME MANDAT EN 2001, IL SERA LE DERNIER MAIRE DU MILLENAIRE QUI S'EST ACHEVE AVEC L'AN 2000 ET LE PREMIER MAIRE DU TROISIEME.












photos collection particulière















Le village reste encore un village rural mais pas pour longtemps : bientôt il sera rattrappé par la ville.



L'église est reconstruite ; son clocher se mire enfin, pour l'éternité, dans l'eau de la rivière et FILLE est toujours un paradis pour les pêcheurs. FILLE accueillera, d'ailleurs en 1991, pour la première fois, un concours régional de pêche au coup organisé par le comité départemental FFPC et ouvert aux pêcheurs sélectionnés dans cinq départements des Pays-de-Loire.



Un film "LE MANS" sort sur les écrans en 1971, c'est un hommage au sport automobile dans lequel STEVE MAC QUEEN s'est beaucoup investi. Malgré les dépenses excessives de tournage, ce film sera un échec commercial : c'est surtout un bon reportage sur la course des 24 Heures. Même quand on n'est pas un fan des 24 Heures on prend déjà plaisir à regarder STEVE MAC QUEEN. On regarde aussi les toutes premières images, mêmes si ce ne sont pas de très belles images car elles sont tournées à FILLE.



STEVE MAC QUEEN qui tient le rôle du personnage principal- un pilote de course américain - est sensé (d'après le scénario) être passé à FILLE avant de revenir au Mans .

Les toutes premières images du film sont très sobres en commentaires mais on suit très bien le parcours d'une porsche qui roule entre les platanes de la route de Tours aux Hunaudières puis brusquement elle se retrouve sur le pont de FILLE pour déboucher à l'entrée du village, elle passe devant le "Bar des deux écoles" (devenu le bar de l'embarcadère) et continue sa route devant l'autre bar du "Gardon Frétillant"et rapidement, elle tourne ensuite en direction de la rue du Canal et disparaît pour réapparaître aux ... Jacobins près de la Cathédrale du Mans.









Pour continuer sur le chapitre sportif : un club de football est crée fin des années 70 juste après l'arrivée de la première vague des nouveaux résidents. Aucune discipline sportive n'avait jamais fait son apparition dans le village. Gerard CHOISNET, un fanatique du ballon rond envisage donc la création du club de foot en 1978 après avoir constaté que nombre de jeunes filléens et beaucoup de seniors évoluaient dans les villages voisins. Il en est donc le président-fondateur : avec 50 jeunes et 40 seniors dès la première saison, la jeunesse existait bien à FILLE.







Dans l'enthousiasme, des jeunes créeent  l'écusson de FILLE SPORTS



Le terrain n'est pas facile à trouver puis, enfin, un seul parraissait accessible : un champ de pommes de terre accolé au terrain de sport des écoles. En janvier 1978 contact est pris avec le propriétaire minotier dans la Mayenne, le propriétaire s'engage le 11 Février 1978 à céder cette parcelle de terrain à la toute nouvelle association et le 27 Février, le Conseil Municipal décide d'accorder son appui moral et financier :



* elle prend en charge le déplacement de la ligne électrique B.T. qui passe au-dessus du terrain.

* elle met à la disposition de l'association l'abri-vestiaire situé sur le terrain (que les dirigeants ont du déplacer ensuite)

* elle lui vote une subvention exceptionnelle de démarrage de 3000 F.









photos collection particulière



FILLE SPORTS : INAUGURATION DU CLUB UN DIMANCHE D'ETE DE L'ANNEE 1978 ET MATCH DU JOUR DE L'INAUGURATION





Juste avant le match du jour de l'inauguration, l'arbitre de la rencontre avec le fils du président.

Les membres du comité de Direction (ils étaient 22 en 1979) ont travaillé inlassablement à l'aménagement du terrain et notamment : la pose de la main courante, des clôtures autour du stade et l'agrandissement des vestiaires.



le terrain de football aménagé de toutes pièces par la plupart des dirigeants de 1978





photo collection particulière



l a fallut beaucoup de ténacité pour faire fonctionner ce club fort, en 1979, d'une centaine de licenciés répartis en huit équipes soit quatre équipes séniors, une équipe cadets, une équipe minimes, une équipe pupilles et une équipe poussins ainsi qu'une équipe féminines quelques années plus tard.




FILLE-SPORT créé dans l'enthousiasme prend un bon départ avec beaucoup de résultats encourageants : l'équipe fanion accède en promotion de seconde division à l'issue de la première saison.








Une kermesse annuelle est organisée chaque année dans le but d'apporter des finances au club cependant que tous les commerçants apportent leur contribution. Cette manifestation a lieu traditionnellement le dimanche de Pentecôte avec un concours de pétanque. En 1981, on se félicite de voir 80 concurrents participer au concours individuel tandis que l'après-midi, 142 doublettes s'affrontaient sur les aires de jeux pour remporter à défaut du premier prix, une place d'honneur. Que ce soit sur le terrain de foot, lors de l'entrainement ou de l'accompagnement des jeunes, tout se faisait dans le sérieux et la rigueur.






à gauche de la photo les épouses des joueurs de FILLE-SPORTS le long de la main-courante du stade de l'AS JEBSHEIM, au centre, la rencontre entre les deux clubs et à droite, la soirée au club-house  les visiteurs de FILLE étant reçus par les membres du club de JEIBSHEIM 

visite du club FILLE-SPORTS au l'association sportive de JEBSHEIM en ALSACE en 1982 : trois jours mémorables.




EXTRAIT DU JOURNAL L'ALSACE DU DIMANCHE 9 MAI 1982 :

(gk) Des footballeurs du Maine (précisément de FILLE-SUR-SARTHE, près du MANS) séjournent depuis samedi matin à Jebsheim. Accueillis au club-house par le président de la section football de l'AS JEBSHEIM, Monsieur Freddy BAUM et Monsieur Hugues PECHE, l'ancien président de l'ASJ, à l'origine de cette visite. Les footballeurs du Maine ont ensuite été reçus dans des familles de Jebsheim. Après le repas de midi offert à l'hôtel-restaurant "A l'AGNEAU D'OR", les footballeurs des deux clubs ont disputé un match amical au stade municipal.
L'équipe mixte de JEBSHEIM s'est imposée sur le score de 2 à 1.
Samedi soir, c'était la fête au Club-house entre les footballeurs et dirigeants des deux équipes.
Les footballeurs de Fillé-sur-Sarthe repartiront aujourd'hui dimanche pour un périple de 700 km.
C'est Monsieur CHOISNET, Président du club de foot de Fillé-sur-sarthe qui, après son séjour chez Monsieur Péché à Jebsheim en 1981, décida de revenir à Jebsheim. Le déplacement de Jebsheim à Fillé-sur-sarthe  ? C'est certainement pour bientôt.
On parle même d'un jumelage.




Les débuts sont prometteurs mais la fin l'est moins.... Diderot disait :
"Tout s'anéantit, tout périt, tout passe, il n'y a que le monde qui reste, il n'y a que le temps qui dure"



Ci-dessous, le club a fêté ses vingt ans avec à gauche le président en exercice et à droite (deuxième à droite) auprès du président de la Ligue,  le président-fondateur.



LU DANS LA PRESSE LE MAINE LIBRE





En 1977, départ des soeurs d'Evron de l'ECOLE SAINT CHARLES qui se répartit en deux classes. En 1978, avec l'afflux de la première vague de "nouveaux résidents" ce sera l'ouverture d'une troisième classe et en 1986, l'ouverture d'une quatrième classe.

























Le premier bulletin communal LA ROUE TOURNE fut créé en 1981.  A la fin de l'année 1981, le Maire de l'époque, Jules DENET écrivait le mot de Monsieur le Maire et disait bien modestement : "CHERS ADMINISTRES

L'année s'en est allée, c'est le moment où nous devons vous rendre compte puisque vous nous avez fait confiance.



L'oeuvre que nous menons quotidiennement pose tant de problèmes qui se chevauchent et qui de plus demande urgence à résoudre, à aplanir, à discuter que les effets attendus pointent longtemps après leur surgissement et ne sont point tapageurs mais exigent constance et fermeté pour bien les mener, alors que votre impatience, dès l'annonce d'un projet, à hâte de concrétiser l'ouvrage.



Ce travail aux résultats lointains se poursuit, notre commune s'agrandit entraînant ainsi des charges nouvelles, des difficultés imprévues et aussi des choix de priorité en l'avenir immédiat et à long terme.



Notre tâche n'est pas toujours aisée mais nous pensons agir de notre mieux avec les moyens dont nous disposons....".

Et oui, brave Monsieur DENET, d'autres plus récemment, en d'autres termes nous ont signifié la même chose, la tâche quotidienne est rude. Puissiez-vous désormais dormir en paix dans votre village de la Chapelle-aux-choux.



Retour aux années 80 : une salle des fêtes est construite après le pont du canal pendant le mandat de Mr BOUL juste auprès du terrain de football sur un terrain lègué par deux institutrices au CCAS, bénéficiant ainsi du parking du terrain de foot. Puis, le premier lotissement sort de terre.



En 1988 est créé un club de loisirs : c'est l'association qui compte depuis vingt ans le plus grand nombre d'adhérents pour des activités aussi diverses que la randonnée pédestre, le théâtre, la chorale, la peinture
, etc... Après trois années d'existence, l'atelier peinture-dessin avait décidé d'élargir son horizon à l'occasion de l'expo peinture annuelle.



Il avait été décidé d'organiser un week-end "peinture en liberté" : sorte de concours réservé aux amateurs de la palette et du chevalet dont le succès ne s'est jamais démenti mais qui a été victime au fil des années de la concurrence des autres communes qui ont également fait le choix d'organiser une telle manifestation.



Ci-dessous, lors d'une des sorties annuelles du club, cyclistes et randonneurs sont sur  le départ.



photo collection particulière



Dès 1989, l'agence postale a été garantie et installée dans l'urgence dans les murs de la Mairie, c'est la seule commune du canton de la Suze qui abrite la Poste dans les locaux communaux.






carte collection personnelle







photo collection particulière



En 1992, la mairie s'agrandit grâce à la construction du groupe scolaire qui a libéré la classe des grandes sections permettant ainsi de réaliser une salle de conseil et des mariages



(photo ci-dessus, le Maire officiant un mariage dans la salle très réduite de l'accueil en 1990)



En effet, en 1992, le village s'enorgueillit d'un groupe scolaire tout neuf capable de répondre aux besoins d'une population rajeunie car FILLE compte de plus en plus d'habitants. Fillé avait réellement besoin d'une véritable école. Jusque là, les enfants des classes maternelles et primaires se répartissaient tant bien que mal, dans cinq classes, aux quatre coins de la commune. Pas très pratique pour les parents qui devaient accomplir un véritable marathon pour emmener ou aller chercher leurs enfants à l'école. Pas très efficace non plus pour les enseignants. Salles surchauffées l'été, glaciales l'hiver, sanitaires inutilisables à cause du gel , la situation ne pouvait plus durer.



Le Maire souhaitait un chauffage bien adapté aux besoins des enfants et des enseignants alors en concertation avec les parents d'élèves, les enseignants, de membres du conseil municipal et de l'architecte de l'école, il s'est constitué un groupe de travail qui a abouti à des solutions plus que performantes en matière de chauffage. Il a été installé un plafond rayonnant sur l'ensemble du bâtiment , un système invisible, qui libère l'espace et assure une sécurité totale dans la mesure où les enfants n'ont aucun contact avec les éléments chauffants.











document collection personnelle







Le groupe scolaire a ouvert ses portes en septembre 1992 mais en 1991 une cérémonie symbolique a eu lieu : la POSE DE LA PREMIERE PIERRE en présence de l'inspecteur départemental de l'enseignement primaire et des quelques 100 élèves scolarisés à Fillé ainsi que des enseignants et parents d'élèves. G. CHOISNET, maire, le temps d'une photo a joué les maçons en ayant soin, au préalable d'enfouir au creux de sa premiere pierre - ou plutôt du premier parpaing - un parchemin de sa main écrite relatant ce jour important. La chasse au trésor n'en est pas pour autant ouverte et personne ne sera sans doute plus là quand le parpaing livrera son secret !









L'école dont  le Maire est si fier est au coeur d'un champ de connaissances. Alors que les écoliers de demain seront sûrement plus à l'aise avec la souris optique que le stylo à quatre couleurs, notre école s'est équipée d'une salle informatique et cela est à mettre en regard d'un enjeu constant : celui de la réussite scolaire et de l'égalité des chances.



Qui a eu cette idée folle de réinventer l'école ?



CI-DESSOUS, LE MAIRE DEVANT SON ECOLE TOUTE NEUVE







photo collection particulière



CETTE CONSTRUCTION SYMBOLISE L'ESSOR DYNAMIQUE QU'A CONNU FILLE DEPUIS 1990 : EN 1990 = 830 HABITANTS ET EN 2008 = 1486.







Ci-dessous articles "PRIX D'EXCELLENCE POUR G. CHOISNET et son équipe" lu dans la presse "OUEST FRANCE" et article "LES BONS POINTS DU GROUPE SCOLAIRE" lu dans la presse professionnelle.




















La première tranche du groupe scolaire a été inaugurée le 12 Décembre 1992







En marge de l'école a été créé une garderie périscolaire : chaque matin et chaque soir, en période scolaire, la garderie accueille des enfants scolarisés à l'école publique avant l'ouverture et après la fermeture des classes. Un service adapté aux besoins des parents pour lequel le Maire de Fillé s'est beaucoup investi et dont il a fait une priorité dans ses actions en faveur de la petite enfance : dès l'ouverture de la 1er tranche du groupe scolaire, ce service fonctionnait dans la classe SCAN qui sert actuellement de cantine aux enfants des classes maternelles et dès l'ouverture des locaux de la seconde tranche, le local de la garderie fait désormais partie intégrante des nouveaux bâtiments.



























En 1994, grâce à la motivation de seulement quelques personnes,  la commune a ouvert une halte-garderie avec l'aide de Familles Rurales mais cette activité n'a pu perdurer dans le temps car elle fonctionnait dans les mêmes locaux que la garderie péri-scolaire et cela a causé rapidement des problèmes de fonctionnement. Depuis cette activité a été reprise par la communauté de communes mais à l'époque de son ouverture en 1994 dans les locaux de la MOUFFETTE, FILLE était la seule petite commune de la SARTHE a offrir cette activité de la PETITE ENFANCE.






LU DANS LE MAINE LIBRE









En 1989, sur proposition de la Coordination "Opération Villages Roumains", FILLE adopte le village roumain de CERVICESTI en MOLDAVIE, à l'extrème nord-est de la ROUMANIE presque à la frontière russe, village destiné à être rasé sous l'admistration de CEAUCESCU. On pensait ne jamais connaître ce village ; or suite aux évènements de décembre 1989, ce parrainage prend une toute autre dimension.



Déjà en Janvier 1990, le Maire de Fillé reçoit une lettre adressée par les élus de CERVICESTI, en ses termes : "Nous sommes très heureux que notre village CERVICESTI ait été adopté par votre commune. Pour nous, c'est un geste d'un véritable encouragement moral pour nous aider à dépasser les évènements tristes et difficiles par lesquels nous sommes passés à cause de ce nommé "plan de systématisation" qui n'était pas en accord avec nos intérêts et la vie paisible des habitants de notre village... Nous avons l'intention de construire une école, en ce moment nos enfants apprennent dans un bâtiment impropre ; d'enrichir le fonds de la bibliothèque scolaire, et surtout avec une bonne litterature, y compris la litterature française parce que nos enfants étudient le français ; de développer notre village et les espaces destinés à l'enseignement, à la culture pour réussir à nous intégrer parmi les villages civilisés..."

Ce courrier a causé un vif émoi et il a été perçu à Fillé et ses alentours comme un appel en suscitant un élan de solidarité déjà amorcé. Dans le but d'apporter une aide adaptée et suivie, une quinzaine d'élus de villes et communes des Pays de la Loire dont Gérard CHOISNET, Maire de FILLE se rendent à la Mairie d'Orvault (44) pour prendre part à une réunion visant à organiser une action coordonnée entre ces diverses villes et communes parrainant des villages de la province de Botosani.



C'est ainsi que le mardi 13 Février 1990 au matin, un camion gracieusement affrété par la ville d'Orvault avec à son bord plusieurs élus dont le Maire de Fillé prend la direction de la Moldavie et notamment du village de CERVICESTI en emportant diverses denrées alimentaires, vêtements, produits agricoles, fournitures scolaires, médicaments et produits de première nécessité grâce aux dons des habitants de Fillé et bien d'autres personnes de l'extèrieur.



Lors de ce premier voyage, le maire de Fillé emportait dans ses bagages les cartes postales, messages et dessins d'enfants et en retour, il ramenait les messages chaleureux des habitants de CERVICESTI. Durant les cinq jours qu'il a passé sur place le Maire de Fillé, guidé par les élus locaux a pu visiter cette province de Botosani située à l'extrème nord-est de la Roumanie. Il a eu l'occasion d'accompagner Dan, le médecin lors de visites de malades, un parcours effectué à travers la campagne en charrette à cheval. La visite du dispensaire qu'il avait effectuée ensuite a très vite justifié ces diverses réactions. En effet, un docteur, une assistante mais pas de matériel, même pas de coton hydrophile.







photo collection particulière



Le Maire de Fillé à la rencontre des élus locaux ; au centre l'instituteur de la commune voisine et interprète du groupe.



ci-dessous, le maire de Fillé entouré des enfants de l'école de CERVICESTI.





photo collection particulière



Le 24 Mai 2000, le village de Cervicesti était également doté - comme Fillé - d'une nouvelle école :





photo document personnel



En 2000, le directeur de la nouvelle école - toute neuve également - de CERVICESTI adresse un courrier très émouvant à l'association de parrainage de Fillé ; cette école possède même un site internet . peut-être un jour les élèves de FILLE et de CERVICESTI pourront-ils s'adresser des messages via Internet ?

En 1993, grâce à l'Association de Saint Biez-en-Belin, nous avions pû faire parvenir à l'école les bureaux des anciennes classes de Fillé.



Auparavant, grâce à un autre convoi, des lits du C.H. du MANS destinés à l'hôpital de BOTOSANI ont été acheminés vers la ville principale de la Moldavie.





photo collection particulière



Le médecin de la ville de Botosani arrive à Cervicesti en Février 1990 : convoi insolite car le médecin circule encore en voiture conduite par un cheval. Ce jour-là G. CHOISNET l'accompagnait à travers le village par des chemins non goudronnés :  c'est un choc de pénétrer ainsi dans le village parrainé par Fillé, un monde à la fois si proche et si différent du nôtre ! 



LU DANS LA PRESSE LOCALE OUEST FRANCE









En 1994, a été créé à FILLE un club nautique d'aviron (quatrième club de la Sarthe derrière le Comité départemental, l'US.M et le club SABLE NAUTIQUE AVIRON). Sensibiliée par l'implantation d'activités nautiques sur la commune, la municipalité s'est aussitôt chargée de mettre à leur disposition le terrain disponible le long de la Sarthe avec un petit local (ancien chalet au 6 de la rue du Pont). Les bénévoles du club se sont rapidement mis à la tâche et ont construit un hangar à bateaux qui a été inauguré en présence du Maire.

Ce club avait été créé à l'initiative de Monsieur BERSON qui était membre de la section aviron de l'U.S.M. et membre du comité départemental aviron. Lors de la première assemblée générale sous la présidence d'honneur de Monsieur G. CHOISNET, maire de FILLE, les Filléens ont été sollicités pour complèter le bureau.



Cette implantation d'activités nautiques devait permettre aux jeunes une ouverture à la pratique du canoê et de l'aviron. D'ailleurs, en 2002, certains jeunes de FILLE se sont distingués au critérium national de Brive.



Les évolutions sur la rivière Sarthe ont lieu généralement le dimanche matin.







En présence des membres, le Maire baptise "FILLE SUR SARTHE" devant le hangar du club d'Aviron.









A
Fillé, fin des années 1990, les poteaux téléphoniques et télégraphiques du centre-bourg disparaissent du paysage pour laisser place à de très beaux lampadaires. PHOTO CI-DESSOUS AVANT LA MISE EN PLACE DE L'ENFOUISSEMENT DES RESEAUX.



 



pastel de Frédéric PIQUET



CI-DESSOUS, LE BOURG, AUJOURD'HUI, EMBELLI :












photo collection particulière



Un nouveau lotissement est sorti de terre en 1993 avec la création d'un axe de développement derrière l'école : la rue de la Gare ce qui fait qu'entre l'année 1990 et l'année 2008 (fin du troisième mandat du Maire), la population filléenne a doublé : "Evoluer harmonieusement en préservant notre cadre de vie" tel était le slogan de la municipalité en 1994.





EN 1995 :



VOLONTE CONJOINTE DU MEUNIER PROPRIETAIRE ET DU MAIRE DE LA COMMUNE DE REINSUFFLER UNE NOUVELLE VIE AU MOULIN DE FILLE




 



photo prise hiver 2007/2008 juste avant la restauration du moulin.










LE MOULIN DE CYPRIEN



Le moulin arrête définitivement son activité en 1975 et tombe dans l'oubli pendant 20 ans, 20 ans pendant lesquelles le dernier meunier venait chaque jour voir son moulin avec beaucoup de nostalgie... jusqu'au jour où il s'accorde avec le Maire, après la réelection de celui-ci en 1995, pour une location avec promesse d'achat. L'achat viendra plus tard.... après l'an 2000... la Communauté de Communes du Val de Sarthe sous l'impulsion du Maire, achète le site et développe la plaine attenante et, toujours à l'initiative du Maire et de la Municipalité d'alors, il avait été créé une association de sauvegarde du moulin en 1996.










Le Maire annonce son projet d'acquisition du site du moulin




Concernant la plaine de loisirs que le Maire avait acheté en Juillet 1999, le propriétaire du terrain manifestait beaucoup de réticence à le vendre prétextant toujours qu'il existait un trésor caché dans le souterrain, souterrain reliant autrefois le chateau de Buffe et celui du Gros Chesnay...



La parcelle D9 fut donc achetée par la commune pour une superficie de 2 ha 80 a et 20 ca pour la somme de 185000 F se composant de 150000 F pour le propriétaire et 35000 F d'indemnités pour l'exploitant agricole. Le Conseil Municipal après en avoir délibéré donna son accord à l'unanimité pour l'achat de cette parcelle (La Roue Tourne d'Octobre 1999 relatant la séance du Conseil du 7 Septembre 1999).



Cette parcelle fut revendue ensuite à la CDC. Pour en faire la plaine de loisirs que nous découvrons, aujourd'hui, sous nos yeux, les ouvriers remuèrent le champ, fouillant, creusant, bêchant, ne laissant nulle place où la main ne passe et repasse...  mais  de trésor point de caché et si le laboureur de la Fable fut assez sage pour démontrer à ses fils, avant sa mort, que le travail est un trésor, le travail accompli sur cette plaine est également un trésor ou sinon une réussite. Eu égard au travail accompli, la juste récompense est le respect de tous les promeneurs qui viennent nombreux le découvrir chaque dimanche.  



La construction de la future guinguette avec ses soubresauts resurgit de temps à autres dans les colonnes de la presse "localière", c'est comme l'histoire du monstre du Loch Ness. C'est tout de même un projet dont on parle depuis 14 ans : Mais va-t-elle enfin surgir de terre cette guinguette dans le site du moulin ? Aux dernières nouvelles, "BIN VOUI", le chantier de la construction est bel et bien lancé. Quand au "délégataire", un délai serait donc nécessaire pour trouver le gérant idéal... 



Pastel du moulin de Frédéric PIQUET

Mais ne nous y trompons pas, il ne faut tout de même pas que certains délégués élus se donnent maintenant bonne conscience. La plaine de loisirs était fonctionnelle quand ils sont arrivés fraîchement élus en 2008, visiblement satisfaits de voir, en arpentant les lieux et arborant tout sourire que les bâtiments soient rénovés, tout le chantier de cette plaines (jeux, plage, réaménagement des bâtiments du moulin) étant réalisé quand l'inauguration de MOULINS'ART a eu lieu en juin 2008, soit deux mois à peine après leur installation. Il ne leur restait plus qu'à : inaugurer...

En revanche, je pense qu'il y eut un échange verbal insistant sur l'obligation de viabilité économique de l'exploitation de la guinguette afin que celle-ci soit garante de l'avenir du site, et cette discussion est intervenue au moment de la prise de fonction de ces mêmes élus en 2008.







photo collection particulière



la plaine de loisirs attenante au site du Moulin de Fillé (ci-dessus)




LU DANS LE MAINE LIBRE











En Juillet 1994, le comité d'Animation de Fillé organise un spectacle SON et LUMIERE sur les bords de la Sarthe à l'occasion des festivités du cinquantième anniversaire de la Libération. A partir de 16 heures le village avait commencé à s'animer pour une longue journée festive. Conduit par le maire et en présence des anciens combattants, le défilé avait fière allure avec en seconde partie un groupe d'enfants chevauchant des vélos décorés et une colonne de véhicules militaires américains avec des hommes et des femmes en uniforme et la très professionnelle musique de Spay.



photo collection particulière



Les enfants des deux écoles et la musique de Spay lors du cinquantième anniversaire de la Libération de Fillé
.



Le soir, le village s'est soudainement rempli dépassant les espérances des organisateurs qui ont été récompensés, par les applaudissements nourris des quelques 2500 spectateurs rassemblés au bord de la rivière quand apparut juste après minuit le spectacle pyrotechnique. La mise en scène a été réalisée en trois parties dont la seconde était axée sur l'histoire locale. Que de bons souvenirs de cette soirée d'été : tout simplement magique ! un véritable déluge d'illumination a marbré une nuit claire avec l'apparition de centaines de ballons symbolisant le lâcher des parachutistes sur la terre de France.



hoto collection particulière



défilé de passionnés de voitures militaires lors de la fête du cinquantième
anniversaire de la libération de Fillé  ci-dessus et ci-dessous, la jeep de l' infirmière.











photo collection particulière








Cors de chasse : fête à la Beunêche en 1999

photo collection particulière




Lu dans le journal OUEST FRANCE


D'UNE RIVE A L'AUTRE, EN 1994, CONSACRE UN ARTICLE A FILLE ET LUI ATTRIBUE DEUX LIBELLULES : 









Parmi les 74 idées de balades au bord de l'eau recensées par le guide touristique régional "d'une Rive à l'Autre" figure Fillé-sur-sarthe qui reçoit "deux libellules". Une prime d'image pour ce petit bourg de 1086 âmes (le journaliste de notre journal local note 30 % d'augmentation de population entre les deux recensements : preuve de dynamisme de la commune). Quant aux commentaires du guide touristique, ils soulignent que "A Fillé sur sarthe, la vie s'écoule au fil de l'eau comme un long fleuve tranquille. Mais attention ! ne vous fiez pas aux apparences, derrière ses airs paisibles, ce petit bourg attire en nombre les amoureux de la nature. Et c'est bien normal, les chemins le long des berges sont jolis, fleuris..." Bref, le maire ainsi que les habitants ont toutes les raisons d'être fiers et ils ne s'en cachent pas, de figurer dans ce guide.







photo collection particulière







Fin des Années 90 : déjà un avant-goût de guinguette sur notre site du moulin !

avec la très sympathique association de véhicules anciens de l'ECURIE DE L'AGE D'OR DES CENOMANS dirigée par Monsieur PAGEOT et réunie près des bâtiments de la ferme
à l'occasion d' un pique-nique organisé par une belle journée d'été






photo collection particulière



photo collection particulière

On joue encore à la guerre en 1997 à FILLE...



Bernard Pouchèle, écrivain, originaire du Nord a été marin et instituteur. Il a laissé tomber les voies normales pour la marginalité et la route. Puis, un jour, il a panser ses blessures par l'écriture. Il a publié "L'étoile et le vagabond ; La Flamande en 1995 Les Porcs de l'Angoisse". Puis il a posé son sac à l'abbaye de Solesmes et il est tombé amoureux de la Sarthe...



En 1997, il a publié "La mémoire est au fond de la Sarthe" aux Editions "Terre de Brume" préfacé par Pierre Josse avec des photographies de Jean Distel.



Bernard Pouchèle et Jean Distel sont venus un jour à la rencontre du Maire de Fillé et de quelques habitants de la commune dont René lorsqu'il habitait encore la plus ancienne maison de Fillé.

Bernard Pouchèle a consacré un chapitre entier à Fillé et son moulin : il écrit avec humour :



"Il est un village qui se blottit, gentil sinon coquin, dans des ocres, des turquoises et des bleus assoupis, contre les rives, lentes là-bas de la Sarthe. Et ce village s'appelle Fillé. De Filictum peut être qui signifiait fougères. Aux dires des historiens, de fille plus certainement, tant il y a de séduction..."



"Située à une portée de canon du Mans, bourgade chaude, elle est sise juste sur le parallèle médian qui fait frontière douce entre la métropole rouge et les campagnes blanches autour. Voilà l'explication, qui sait, de ses édiles qui sont comme ses couchers de soleil, rose tendre.



Fillé est de ces bourgades qui ont l'intelligence des villes, le sens populaire des banlieues sans pour autant renier la mémoire lente des campagnes. Elle subit, elle a subi et elle subira ces trois influences. Et Fillé semble rêver au bord de ses rivières.... "



"
C'est bien. C'est beaucoup. Mais elle a en plus et surtout son moulin. Un moulin des temps utiles. Du temps où le pain avait des odeurs de farine. Du temps où les rivières servaient au-delà des touristes. Un moulin sur la Sarthe avec des airs d'inutilité gentille ou de retraite bucolique. Un moulin muet. Que c'est mélancolique quand même un moulin qui dort.




Alors un jour, Monsieur le Maire et ses administrés tant de gauche que de droite, ont décidé de ressusciter l'Histoire et de faire revivre ce moulin.



On y fait des travaux. On y gâche du plâtre. Mais pas comme on gâchait le plâtre dans le moulin de Maître Cornille.




Et demain, le vent emportera des poussières blanches et des odeurs de froment..."









photo document personnel



Je suis ni de gauche ni de droite,

je suis dans la merde

et cela ne porte pas toujours bonheur




Georges PERROS




(Echancrures) CALLIGRAMMES





En résumé :
Lorsque l'on est élu au service de la population, on n'a ni  le coeur à droite, ni le coeur à gauche.

















Les Maires du dernier millénaire auront été Messieurs VAIDIE, DENET, BOUL et CHOISNET. Malgré des divergences d'opinion, il y a toujours eu une grande estime entre-eux. Il n'en sera pas toujours le cas, dans le futur : depuis 2001, coups tordus et machinations politiques ont été les seules motivations pour certains mais la pratique crapuleuse de l'élimination de l'adversaire par la salissure salit également les auteurs. Il appartiendra aux autres générations, en tous cas, d'écrire l'histoire du village du nouveau millénaire.






C'est souvent le vide de la pensée qui incite à dénigrer l'autre et à promettre l'impossible. Plus les programmes sont creux ou trompeurs, plus ceux qui les portent se livrent aux attaques virulentes, indignes et féroces. Comme s'ils espéraient  détourner l'attention des uns et des autres vers leurs adversaires en agitant des périls imaginaires plutôt que d'exposer leurs propres propositions au jugement de chacun.






Or, il est toujours de bonne stratégie quand on a le souci d'ambitions personnelles plus que de l'intérêt général de critiquer l'équipe précédente jusqu'à la caricature en écornant au passage gravement l'image du village. Depuis près de vingt ans, il a fallut faire évoluer les structures obsolètes, il a fallut construire un groupe scolaire digne de ce nom, faire faire l'enfouissement des réseaux, réaliser l'achat de foncier etc... ; jusqu'à la fin du dernier millénaire, n'ayant fait de procès à personne, les élus en place ont retroussé les manches et travaillé à la réhabilitation progressive de ce patrimoine.



Dans un contexte soi-disant catastrophique au niveau des finances, la première décision du nouveau maire et des adjoints en place a été d'augmenter considérablement leurs indemnités... la justification relève sans doute de l'intérêt général ! dans un contexte de vie difficile pour nos concitoyens, le maire et les adjoints des trois mandats précédents avaient choisi de ne pas utiliser le maximum d'indemnité autorisé. Ce changement, cette conception des priorités qui discrédite totalement la nouvelle équipe municipale ressemble aux pratiques de certains élus au plus haut niveau de responsabilités. 

Le ridicule de certaines exagérations comme celles qui consistent pour ces tout nouveaux élus à faire le tour du bled à bicyclette pour visiter le patrimoine (?) mais surtout
pour obéir à des idéologies partisanes, a beaucoup faire rire nos concitoyens ; alors, comme l'humour avant toutes choses est salutaire, en attendant rions....  



Maint
enant Radiotrottoir est éteint... Il faudra s'attacher à juger l'arbre à ses fruits.

Certains disent que "l'on marche sur la tête" moi je dis simplement que l'on nage en plein paradoxe. D'un côté, par souci d'économie, on supprime les éclairage du bourg à onze heures du soir : autant dire que c'est du purement symbolique comme l'avait souligné les ingénieurs EDF lors de la première "expérimentation" en 2005 insistant sur le fait qu'avec les ampoules basse consommation actuelles ce sont des "économies de bout de chandelle" ce sont vraiment les mots qui conviennent mais, évidemment, bien sûr, il faudrait remplacer "les vieilles loupiotes".

Au moyen âge, une cloche signalait la nuit qu'il était temps de recouvrir les feux d'un couvercle de fonte pour éviter les incendies, d'où le mot "couvre-feu" ; eh bien, actuellement à FILLE, lorsque l'on y pénètre la nuit, c'est vraiment le couvre-feu.

Car la Loi n'impose pas l'éclairage des voies communales mais à partir du moment qu'il existe, il se doit de fonctionner sinon c'est un défaut manifeste d'entretien ce qui est répréhensible par la Loi. Et la Loi précise également que l'éclairage public est un élément concourrant à la sécurité publique et que l'on prend un risque en n'éclairant pas les voies la nuit. En cas d'accident, qui est responsable ?

Comme chacun le sait, les vitesses ne sont pas respectées de jour... et encore moins de nuit.

Si, à l'avenir, comme dans tout bourg qui se respecte, on paliait par des ralentisseurs
BIEN QU'IL EXISTE DEJA DEUX RALENTISSEURS NATURELS A L'ENTREE ET A LA SORTIE DE LA RUE DU PASSEURS (Deux virages bien prononcés) enfin, passons et gageons que le signalement de ces dispositifs ne restent pas dans l'obscurité sinon bonjour les riverains et les automobilistes.

Et, enfin, de l'autre côté, on s'autorise à parier sur l'aménagement d'une salle de faible superficie à l'étage de la salle des fêtes avec élévation par monte-charges. On entend déjà certains parler de "démesure". Bref, si d'aventure, ce projet voyait le jour mais où est donc l'économie d'électricité ? That sis the question !






photo collection particulière
















photo collection particulière
















   Dans les années 90, à l'emplacement actuel du lotissement des Fontaines, fleurissaient les digitales pourpres certains étés humides



























































photo collection particulière (fête au moulin en juin 1996)










On déplaçait la foule dans ce temps là...







Dans l'ambiance de la fête...









Défilé des enfants des deux écoles à l'occasion du cinquantième anniversaire de la Libération de FILLE

















Peinture de Christiane CHOISNET : le moulin de CYPRIEN sans la roue









CARTES ANCIENNES CI- DESSOUS : CHEZMINETTE87.CENTER-BLOG.NET









ci-dessous, gabarre sur la Loire, peinture de Christiane CHOISNET



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Peinture de Christiane CHOISNET






















Sources et informa
30 Mar 2008
Admin · 76 vues · 0 commentaires
Catégories: LA CINQUIEME REPUBLIQUE