
almanach ancien
-
Le 10 Mai 1774, à la mort de Louis XV, son petit-fils devient roi sous le nom de Louis XVI. La France jouit alors d'une grande prospérité. Mais les nobles qui s'endettent en menant grand train à Versailles font leur possible pour accroître les revenus qu'ils tirent de leurs terres. Ils raniment de vieux droits féodaux tombés en désuétude et soulèvent contre-eux la colère des paysans de nos campagnes.

- Un repas de paysans en plein air - TABLEAU de NARCISSE DIAZ DE LA PENA
-
La cause principale de cette révolte est l'inadéquation du pouvoir politique à la réalité économique alors que la bourgeoisie détient une part de la richesse.
Le pouvoir est exercé par une minorité d'aristocrates. Aux inégalités s'ajoute cette exaspération aggravée par une profonde crise financière.
Le 22 Février 1787, de Calonne, contrôleur général des finances, réunit à Versailles une assemblée de notables pour faire approuver un programme de réformes mais ces derniers, attachés à leurs privilèges fiscaux acceptent tout sauf le plus important : la subvention territoriale, un impôt foncier qui s'appliquerait à tous les propriétaires et c'est l'échec.
En désespoir de cause, le roi remplace de Calonne par l'archevêque de Toulouse qui reprend les projets de Calonne après les avoir combattus. Mais le roi n'aspire qu'à rappeler les parlementaires et les rétablir dans leurs privilèges. C'est le début d'une longue succession d'erreurs qui conduiront Louis XVI à la guillotine. -
Louis XVI fit convoquer le parlement pour l'enregistrement d'un emprunt mais les parlementaires refusent. Joignant leurs voix à celles des aristocrates, ils veulent profiter de la situation pour abaisser le pouvoir royal. A leur profit, ils réclament la convocation des états généraux qui se constituent en une assemblée de trois ordres car la société française reste figée en trois ordres :
- la noblesse
- le clergé
- le tiers-état
c'est-à-dire :
* le seigneur
* le curé
* et le paysan.

On vivait à FILLE comme au hameau de Gueceslard au rythme du soleil.
Les femmes ravaudaient sans fin les vêtements, le soir, à la lueur des flammes du foyer.
Les allumettes chimiques n'avaient pas encore été inventées, on se servait des braises de la veille pour rallumer les feux du lendemain. Le soir, on recouvrait de cendres les derniers tisons du foyer pour pouvoir, au réveil, ranimer le feu avec une poignée de paille et de brindilles.
On essayait de produire soi-même le lait (une vache par famille, quelquefois deux au XVII° siècle), le sucre (trois ou quatre ruches : le sucre étant très cher et rare), oeufs, volailles. On mangeait rarement de la viande, peu de familles avaient du lard dans leur saloir.
Le jardin produisait l'alimentation indispensable : choux, raves, carottes, poireaux, céleri, laitues, panais, bettes, oignons, lentilles, pois, fèves, plantes aromatiques (sarriette, ail, cerfeuil, aneth).
L'huile était extraite de la faîne, du chènevis et de la noix. Les noix sont comme les céréales et les légumeuses soumises à la dîme.
L'eau était trop abondante l'hiver, trop rare l'été servait davantage à cuire les aliments qu'à la toilette.
On utilise le moins de sel possible, son prix est exorbitant à cause de la gabelle (une pinte de sel valait 20 sols soit l'équivalent d'une journée de travail.
Ainsi nos ancêtres ont vu bien souvent dans leurs souffrances anéantir leur travail par des inondations, des invasions, des guerres civiles ou étrangères mais ils n'ont jamais désespéré.
Les femmes ravaudaient sans fin les vêtements, le soir, à la lueur des flammes du foyer.
Les allumettes chimiques n'avaient pas encore été inventées, on se servait des braises de la veille pour rallumer les feux du lendemain. Le soir, on recouvrait de cendres les derniers tisons du foyer pour pouvoir, au réveil, ranimer le feu avec une poignée de paille et de brindilles.
On essayait de produire soi-même le lait (une vache par famille, quelquefois deux au XVII° siècle), le sucre (trois ou quatre ruches : le sucre étant très cher et rare), oeufs, volailles. On mangeait rarement de la viande, peu de familles avaient du lard dans leur saloir.
Le jardin produisait l'alimentation indispensable : choux, raves, carottes, poireaux, céleri, laitues, panais, bettes, oignons, lentilles, pois, fèves, plantes aromatiques (sarriette, ail, cerfeuil, aneth).
L'huile était extraite de la faîne, du chènevis et de la noix. Les noix sont comme les céréales et les légumeuses soumises à la dîme.
L'eau était trop abondante l'hiver, trop rare l'été servait davantage à cuire les aliments qu'à la toilette.
On utilise le moins de sel possible, son prix est exorbitant à cause de la gabelle (une pinte de sel valait 20 sols soit l'équivalent d'une journée de travail.
Ainsi nos ancêtres ont vu bien souvent dans leurs souffrances anéantir leur travail par des inondations, des invasions, des guerres civiles ou étrangères mais ils n'ont jamais désespéré.
19:22:30 . 25 Mar 2008
Les commentaires ne sont pas autorisés dans ce blog