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LE DOMAINE DE BUFFES et LA TERRE DU GROS CHESNAY A FILLE
photo collection particulière

"QU'EST-CE QUE MILLE ANS
PUISQU'UN SEUL MOMENT LES EFFACE ?"

BOSSUET




Sur le parcours de PARIS-NANTES des grands chemins médiévaux et voies antiques, FILLE semble avoir été une étape importante.

En 1041, le seigneur Jean HUET aurait été propriétaire d'un domaine appelé Buffes, en bordure de la Sarthe, place forte pour le repos et la sécurité des voyageurs et des pélerins de l'époque.






L'abbaye de la Couture assurait le pouvoir tutélaire de FILLE qui se trouvait de facto dans les Quintes du Mans.

Jehan de BELLENGER, écuyer était seigneur du GROS CHESNAY avant 1484. De la terre du GROS CHESNAY dépendaient divers fiefs et seigneuries et les assises étaient tenues au château même du Gros Chesnay.
Jehan de BELLENGER l'échangea en 1484 avec Alexandre Mainard (alias MESNARD) époux de Jeanne LE GRAS, fille de Michel LE GRAS, Seigneur du LUART et de Marie CHAMBELLAN. Leur fils, Guillaume MAINARD, seigneur du GROS CHESNAY épousa Anne QUERLAVOINE dont ils eurent une fille Anne MAINARD, dame du GROS CHESNAY qui épousa vers 1550 François LE BOINDRE, deuxième du nom, Seigneur du PERRUCHET. Ils sont décédés avant 1585.


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photo collection particulière



Guillaume MESNARD possédait, outre la seigneurie du GROS CHESNAY, un moulin seigneurial banal certifié avoir été construit en 1566, situé dans le centre du bourg, avec les terres attenantes. Ce moulin qui apparaît à l'époque de façon certaine dans les actes se profile à l'écart du village le long de la Sarthe (le canal n'existait pas encore).

Sous l'ancien régime, le moulin appartient nécessairement à un seigneur car le droit de moudre le grain était une "banalité", un droit féodal.
La situation du meunier comme celle des paysans en découlent puisque ceux-ci sont contraints d'aller y faire moudre leur grain.

Après cette longue période de guerres féodales et de la guerre de cent ans qui dura de 1337 à 1453, une nouvelle société fondée sur le droit féodal est parvenue à se mettre en place : autour du château, les moulins, forge, four, lavoir, tout ce qui est nécessaire à la vie quotidienne des habitants est mis à leur disposition par le seigneur qui perçoit, en contre partie, cens, taxes et redevances variées.






Ces trois siècles sont aussi ceux d'un renouveau culturel sans égal qui prit naissance en Italie et se propagea dans toute l'Europe au XIV et XV° siècles. Les seigneurs s'installent dans de magnifiques et spacieuses demeures, les églises sont embellies.


La Seigneurie de la Paroisse était annexée à l'origine au Château de Buffes, situé de l'autre côté de la rivière Sarthe, un peu décalé par rapport au bourg de Fillé, sis sur le territoire de GUECELARD mais en prolongement du château du Gros Chesnay

FILLE SE TROUVANT A LA BASE D'UN TRIANGLE QUI RELIE TROIS DOMAINES IMPORTANTS :

* "BUFFES" GUECELARD
* "LA BEUNECHE" ROEZE
* "LE GROS CHESNAY" FILLE

CES TROIS SEIGNEURIES VONT PAR LEUR AUTORITE ET LEURS POUVOIRS GERER A LEUR GUISE CETTE ENCLAVE.



En face et au nord de Buffes, fut construit le château du Gros Chesnay près du fief des Richardières qui est devenu le chef-lieu de la Seigneurie lorsque les propriétaires de Buffes ont abandonné cette habitation.




photo collection particulière







photo collection particulière


Précédemment, en 1398, Perrine de Buffes avait fait acte de "vendition" (acte de vente) de la métairie de Bourdigale au profit du procureur de la fabrique d'Arnage. Plus tard, en 1412, Jehan de Germaincourt et Perrine, sa femme, sont témoins d'une donation à Huet de Buffes du Domaine de Saint-Benoît dans la suzainerie de la Suze.


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Le manoir de la Beunêche
(situé commune de Roezé à la limite de Fillé)

fut construit par Claude Seigneur de Jalesnes et son épouse Renée de Vendomois de Champmarin. Leur fille, Charlotte de Jalesnes épousa le 10 Avril 1577, Charles de Broc, 1er du nom, Seigneur de la Ville-au-Fourrier, de Vernelles,  de la Bruère, de Vernoil-au-Fourrier, etc..., chevalier de l'ordre du Roi et qualifié de Gentilhomme du Roi.

La construction du manoir et du moulin de la Beunêche date de 1553 donc pour ce qui en est du moulin, quelques années avant celui de FILLE mais celui-ci est devenu une ruine de nos jours.




photo collectiopn particulière

Le moulin de la Beunêche datant de1553.




photo collection particulière

Eglise SAINT MARTIN DE VERTOU


L'église de FILLE dont la paroisse a été fondée en 1135 abrite une statue en terre cuite de la VIERGE A L'ENFANT
, joli symbole de la Renaissance. Cette statue est l'oeuvre de Charles Hoyau qui est un des sculpteurs les plus doués du XVII ° siècle. Il a jouit dans le Maine, de son vivant d'une notoriété certaine. Il a réalisé plusieurs statues de la Vierge dont la très belle Sainte-Cécile de la Cathédrale du Mans ainsi que sa Vierge à l'enfant et celle de FILLE dont la pose élégante et le drapé animé avec grâce évoque le talent de Charles HOYAU
. Cette statue fortement endommagé par l'incendie de 1944 en garde des séquelles ce qui permet d'observer les différentes parties de l'oeuvre. En effet, celle-ci fut cuite par morceaux qui furent assemblés dans un second temps. L'enfant Jésus s'appuie sur le bras gauche de Marie et sa main repose sur la poitrine de la Vierge. Il semble que les doigts de Marie forment le monogramme du Christ.








La statue de la Vierge à l'Enfant seule statue sortie miraculeusement indemne de l'incendie lors de la Libération en Août 1944.

Le curé de FILLE paya 22 livres Mançoises*  valant 3 arcs et 8 deniers tournois pour ses vignes du "Groux Chesnayes"

* livre mansoise = denier du Mans : cenomanense ou
mansoise.

*
le double denier tournois est ancienne monnaie émise par les rois de France à partir de la fin du XIII° siècle :

- pendant la période médiévale et post-médiévale où le double deniers tournois est une monnaie de billon fabriquée à la main,

- pendant la période allant d'Henri III à Louis XIV où le double deniers tournois est une monnaie de cuivre pur.


La Fabrique est un conseil composé de paroissiens élus appartenant à la Communauté des habitants de la paroisse et chargé d'administrer et de gérer les biens religieux.

A l'origine, les fabriques étaient composées de membres du Clergé ou maraguilliers qui dressaient la liste des pauvres. Elles comprenaient un conseil de fabrique, assemblée délibérante et un bureau des marguilliers, organe d'exécution.

A l'exception du curé et du maire, membres de droit, les fabriciens étaient d'abord nommés par l'Evêque et le Préfet avec renouvellement tous les trois ans.

En examinant la gestion du procureur de fabrique de Fillé, nous pouvons nous renseigner sur les biens et revenus de l'église au XV° siècle, sans être surpris de la modicité des recettes examinées de 1461 à 1468. Ces recettes provenaient en grande partie d'une redevance des fidèles appelée "les droictures de Pâques" et dont le curé percevait la moitié. En revanche, venaient s'ajouter à cette redevance, les offrandes des fidèles, tantôt en nature, tantôt en argent.

Mais les ressources étaient bien restreintes à Fillé et de ce fait le procureur de fabrique n'arrivait pas à équilibrer son budget. En conséquence, le luminaire qui représentaire la plus large part des dépenses avait été considérablement économisé. Les cierges achetés pour Pâques 1462 avaient servi à toutes les solennités de l'année. De plus, on employait que peu d'encens.

D'autres dépenses telles que le versement d'une petite somme au doyen ou au représentant qui venait exercer dans l'église son droit de visite, une petite rétribution au procureur de fabrique qui, lui non plus n'exerçait pas gratuitement sa charge (ce qui est logique) l'entretien du mobilier de l'église ainsi qu'une somme versée aux Seigneurs des fiefs n'arrangeaient pas, bien entendu, les comptes de notre procureur de fabrique !

C'est ainsi que, pour faire face à ces diverses charges les revenus ordinaires ne suffisaient pas. Les habitants qui étaient en possession de quelque bien que ce soit devaient verser une somme proportionnelle à la valeur de l'acquisition.

Les déficits des comptes de fabrique de 1698 ont été ainsi comblés. Cela ressemble à ce que nous acquittons de nos jours et qui s'appelle l'impôt.   











Les Seigneurs Mesnard abandonnèrent donc par la suite le château fortifié de Buffes pour le château du Gros Chesnay en rive droite de la Sarthe et annexèrent à cette terre la Seigneurie de SPAY, paroisse voisine et celle de ROEZE, autre commune limitrophe partagée entre les Seigneurs de la Suze par la réunion au Gros Chesnay des fiefs de Vauguyon et de la Beunêche.

Le fief du comté de Belin s'étendait aussi sur FILLE.


photo collection particulière

Le chateau du Gros Chesnay est d'époque Louis XIII. Au bout d'une longue allée que côtoie, à gauche, une douve tandis qu'à droite un terre-plein rectangulaire est entouré d'eau, le château du Gros Chesnay dresse sa façade orientale. L'allée anciennement toute droite aboutissait au château après être passée entre deux pavillons carrés dont l'un servait de chapelle.

Au devant de la façade nord, il existait un jardin planté à l'anglaise, des terrasses, des bosquets et un bois bien percé s'étendant au Nord-Est, partie en futaie, partie en taillis ; vis-à-vis de la façade sud, une première cour gazonnée, close de murs et de grilles à hauteur d'appui.

Une belle avenue qui s'étend jusqu'à la rivière et au-delà jusqu'à la grande route sur une longueur de 3 kilomètres 172 à partir du châteai. A côté gauche de cette avenue, de nombreux canaux remplis d'eau limpide se croisent et divisent une jolie prairie en plusieurs carrés entourés de plantations d'arbres ce qui forme autant d'îles de verdure du plus agréable aspect.








sources et références manuscrites : archives
départementales de la Sarthe
recherches ponctuelles dans les séries E, F, O, M, N.
archives de la Mairie de FILLE.
sources et références manuscrites : CHARLES HOYAU sculpteur, le grand maître de l'école Mancelle, article "Patrimoine" de la revue MAINE DECOUVERTES n° 23 de décembre 1999, janvier et février 2000.
Lecture de la totalité de l'ouvrage LA SARTHE ET SES RICHESSES de André LIGNE et Gilles KERVELLA des Editions de la Reinette.
revue historique et archéologique du Maine - 1956/77.
récit sur la fabrique de FILLE source bibliographique de l'HISTORIQUE DU MAINE
chronologie d'évènements relatives à l'histoire de GUE-SEELARD remis au Maire de FILLE


24 Mar 2008
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Catégories: LA SEIGNEURIE DU GROS CHESNAY
LA SEIGNEURIE DU GROS CHESNAY : LA FAMILLE LEBOINDRE

MILLE ANS D'HISTOIRE COMMUNE






QU'EST CE QUE MILLE ANS QU'UN RIEN NE LES EFFACE ? BOSSUET


Ci-dessous :


passage du bac entre le domaine de la BEUNECHE et l'autre rive de la SARTHE






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plan d'époque concernant les Pays de Bourray (Petite-Gastine du Mayne plus connue sous le nom de Landes de Bourray) et de Longaulnay. En haut, à droite, on entrevoit Buffes et le Gros Chesnay ainsi que l'emplacement du bac qui reliait Mondan à la Beunêche. (photo-ci-dessus).

La seigneurie du GROS CHESNAY a appartenu pendant plusieurs générations à la famille LEBOINDRE qui résidait ordinairement à PARIS, en leur hôtel, rue et CUL DE SACQ Saint-Dominique. Cette famille qui faisait partie de la noblesse de robe et siégeait au parlement de Paris, revenait sur ses terres de FILLE pour en assurer la gestion et l'administration. Ainsi le Seigneur LEBOINDRE s'engageait à entretenir le passage avec bateaux et filin du port de FILLE. La pleine propriété du passage d'eau dépendait de la seigneurie. Le seigneur de FILLE consentit un bail à Joseph PERRIERE, passeur, en 1732 (renouvelé en 1739 et 1744) pour la traversée entre FILLE et GUECELARD.

extrait "ARMORIAL de la Sarthe" - Tome II

" Famille d'ancienne bourgeoisie du Maine, originaire de LA FERTE-BERNARD depuis le XV° siècle et elle a occupé dans la magistrature des charges importantes.

La branche aînée a été dite "de Paris" parce qu'elle y a demeuré longtemps siègeant dans diverses chambres du Parlement.

Cette branche a possédé du XVI° au XVIII° siècle, la terre du Gros Chesnay à FILLE à laquelle plusieurs seigneuries sont attachées.

La branche cadette, dite "du Mans" et aussi des Binières s'y est perpétué jusqu'en 1866 a fourni des membres à la magistrature locale et a donné deux échevins à la ville du Mans. Elle s'est éteinte la dernière".

Donc, celle qui nous intéresse, c'est la branche aînée dite "de Paris.

extrait  d'Armorial de la Sarthe - Tome II :


De cette branche aînée, la filiation commence ainsi :


"Colin ou Nicolas  LE BOINDRE, fils aîné de Michel LE BOINDRE et de SAINTE, décédé en 1466, épousa en premières noces Guillemine FOUSSARD et, en deuxièmes noces, Jeanne LA MOYNETTE, dame du Perruchay, à Saint-Ulphace.

Colin LE BOINDRE eut de son second mariage :

- François LE BOINDRE, premier du nom, Seigneur du Perruchay et de la Paigerie à Bouloire, procureur et receveur des deniers communs des habitants de LA FERTE-BERNARD. En 1483, il s'est marié avec Ysabeau QUELAIN - Dont :

- ils eurent un fils François LE BOINDRE, second du nom, Seigneur du Perruchay et du Gros Chesnay, procureur en l'Election du Mans, marié à Anne MESNARD, fille de Guillaume MESNARD, Seigneur du Gros Chesnay à FILLE. Ils sont décédés vers 1585. Ces LE BOINDRE se signalèrent par leur générosité envers l'église de LA FERTE-BERNARD et leurs armoiries se trouvent reproduites sur les verrières anciennes de l'église. Leur descendance se fixa au Mans où ils donnèrent un membre de l'échevinage puis à Paris où ils comptèrent des Conseillers au Parlement.

- Jean I LE BOINDRE, fils des précédents, Seigneur du Perruchay et du Gros Chesnay, doyen des Conseillers au Présidial du Mans, fut échevin de la ville en 1595. Il épousa en premières noces, Anne du Breil qui continua la postérité et, en secondes noces, Françoise Amy, sans hoirs.

- Leur fils Paul LE BOINDRE, Seigneur de la Fuye et du Gros Chesnay, né vers 1590, fut Conseiller du Roi, Commissaire des montres et de la Maréchaussée du Mans, décédé en 1627. Il a épousé au Mans en 1619, Rénée Joubert, fille de François Joubert, Seigneur de la Championnière, conseiller du Roi à l'élection du Mans, échevin.

- Leur fils Jean II LE BOINDRE, né en 1620, fut Seigneur du Gros Chesnay, FILLE, SPAY, BUFFES et LA BEUNECHE à ROEZE".     


La famille LE BOINDRE profitait de sa venue en province pour regrouper le même jour la signature des baux à ferme à renouveler. Pour ce faire, Maître René Bellanger notaire de Roezé se déplaçait au château accompagné de quelques clercs rédacteurs et les fermiers y venaient également pour obtenir le renouvellement de leur bail. Le château était donc le lieu commun et accessible à tous.

Il y avait aussi un passage à gué situé entre le moulin et le Château de BUFFE (situé sur le territoire actuel de la commune de GUECELARD).

Il faut bien comprendre qu'à cette époque la route (l'actuelle rue du passeur) qui passe devant la Mairie venait tout droit pour passer derrière le moulin avant la percée du canal de FILLE à ROEZE. Cette route - dont on a retrouvé les vestiges le long de la SARTHE lors de la réfection du site du Moulin en 2007 et qu'à la demande du Maire, les architectes de la rénovation du site ont laissé les pavés bien apparents - arrivait donc en face de l'ancienne
grange et repartait à angle droit juste après le moulin en direction du château du Gros Chesnay. Le Chateau de Buffe se trouvait ainsi donc dans la perspective du château du Gros Chesnay.


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Peinture du château du GROS CHESNAY pour laquelle j'ai obtenu le 1er prix féminin lors du concours des Peintres en Liberté (Christiane Choisnet).


En ce qui concerne le château du Gros Chesnay, depuis le 2 Juin 2003, tous les bâtiments ou vestiges de bâtiments enfouis (logis, pavillons, écurie, pigeonnier, restes de l'ancienne galerie, murs séparant les cours avec leurs portails, murs de clôture du potager ainsi que la totalité des jardins avec les murs de soutènement des allées en terrasse et des berges des canaux) sont protégés par les Monuments Historiques. L'ensemble du potager est exploité depuis cette date pour Monsieur PASSARD, grand restaurateur à PARIS.

Jean II LE BOINDRE qui avait épousé Françoise de Beschefer en 1647 fut conseiller du roi en sa cour du Parlement de Paris. Un an plus tard, débutait la période de troubles graves de LA FRONDE sous la minorité de Louis XIV. Notre Seigneur Jean II LE BOINDRE est chassé de Paris par Mazarin en 1653.

Il s'était rendu au château de BUFFE en 1654 et devant la porte d'entrée, le marquis de la Paluelle avait reçu foi, hommage et aveu de son vassal pour ses terres, fiefs et seigneurie du Gros chesnay. En 1655, tout de même, il acquiert à FILLE une propriété du Roi sise à "Pierre Aube".

Un meunier est nommé le 16 Mars 1662 aux Moulins de FILLE qui dépendent alors du château de Buffe
et en 1665, Isaac de la Päluelle fait procéder à l'estimation des meubles et bestiaux qui se trouvent sur les moulins de FILLE.

"En 1711, des témoignages rapportent qu'il y eut de graves inondations qui firent des victimes". EXTRAIT du livre écrit par Monsieur André GOBENCEAUX L'HUISSIER de GUECELARD.

Seigneur Jean II Le Boindre décède le 7 Novembre 1693, une pierre tumulaire avait été placée dans l'ancienne église de FILLE avec le témoignage du don à l'église.Il avait légué à la fabrique de FILLE la somme de 10 000 livres pour être employer à la décoration, à la réparation et à l'entretien de l'église.

En l'an 1704, la nef de l'église de FILLE a été lambrissée aux dépens de la fabrique, en partie, et de quelques propriétaires dont Madame LEBOINDRE qui a donné, pour cet ouvrage, quelques sapins que la fabrique a débités et fait mettre en carreaux. Monsieur SELLIER, son gendre, conseiller au Grand Conseil et Seigneur de Buffes, a donné 50 francs en argent et le prêtre de la paroisse a donné le carreau dont est lambrissé le dessous du clocher.

En Novembre 1739, Jean Joseph Le Boindre passe le bail du petit domaine de Buffes à Jacques Tanchot lequel devra évidemment prendre soin du grand jardin.

Extrait d'ARMORIAL de la Sarthe Tome II :

"Jean II LE BOINDRE et Françoise de Beschefer eurent donc trois enfants :

- Jean-Baptiste-François Le BOINDRE qui suit (*) ;

- René LE BOINDRE, curé de FILLE puis, chanoine de Saint-Pierre du Mans, décédé au Gros Chesnay en 1722 ;

- Françoise LE BOINDRE, épouse de Guy SALLIER, Conseiller au Grand Conseil, Seigneur de Buffes.

(*) Jean-Baptiste-François LE BOINDRE, Chevalier, Seigneur du Gros Chesnay, FILLE, SPAY, BUFFES, LA BEUNECHE, Conseiller au Parlement de Paris, puis Doyen, est né vers 1661 et s'est marié avec Marie-Catherine Doujat. Il décède en 1742. Il fut inhumé dans l'église de FILLE. Ils eurent également trois enfants. Dont :

- Jean-Baptiste-François LE BOINDRE, Seigneur de la Beunêche, qui décède en 1712, sans alliance ;

- Jean-Joseph LE BOINDRE, Seigneur de Vauguyon, ROEZE, BUFFES, GROS CHESNAY, qualifié baron de la Beunêche, Conseiller à la Grande Chambre de Paris de 1742 à 1752.
Marié en 1731 à Suzanne Tiraqueau, sa cousine, sans hoirs."

Voir ce qui suit (*)


En 1750 débute la construction du château du Gros Chesnay qui se compose d'un bâtiment régulier flanqué de quatre tours rondes à chaque angle et d'une grande galerie en retour. Les travaux s'achèvent en Novembre 1751, en même temps que prennent fin les 36 années de bail des métayers qui ont dû trimer dur dans les derniers temps en raison de la dureté des hivers 1750 et 1751.

Entre les fenêtres de l'est, un trumeau présente le vieux manoir de Buffes situé en face du bourg de Fillé, entre celles de l'ouest : l'ancien manoir de la Beunêche et entre celles qui sont dans le mur sud, au dessus de la cheminée : le Gros Chesnay ancien.

(*) Jean-Joseph LE BOINDRE passe à nouveau le bail du domaine de Buffes à un nouveau bordager, Monsieur TUFFIERE.

Le 4 Décembre 1757, Jean Joseph Le Boindre décède, le corps a été inhumé le 6 du même mois , dans l'église (voir pierre tumulaire ci-dessous).





Le corps de Messire Jean Joseph Le Boindre, baron de la Beunêche a été inhumé dans l'église de Fillé en présence de Messire Alexandre Paul Louis François de Sanson, Chevalier, seigneur de Lorchère, Conseiller du Roi, Lieutenant général de la Sénéchaussée du Maine, cousin au 4° degré du défunt du côté paternel, et de Messire Guillaume du Bouchet, Chevalier, Seigneur de la Forterie ainsi que de M. Joseph Thébaudin de la Rezelle, conseiller du Roi, Lieutenant particulier.
La pierre tombale située dans l'ancienne église de Fillé signalait une importante donation de la famille LE BOINDRE.

A la requête des héritiers de Messire Jean Joseph Le Boindre, seigneur de Vauguyon, baron de la Beunêche, conseiller du Roi en sa cour et parlement, il est fait estimation des bâtiments et dépendances de la terre du Gros Chesnay, des Châteaux de Buffe et de la Beunêche.




Le blason des Le Boindre est "De pourpre au chevron d'or accompagné en chef de deux roses et en pointe d'une pomme de pin, le tout de même".




 




Sources manuscrites et bibliographiques :
Armorial Tome II sur la famille LE BOINDRE à la Médiathèque du Mans
Dictionnaire topograhique, historique de la Province du Maine de RJ.Pesche.
Archives de la Mairie de Fillé.
Archives Départementales de la Sarthe.
Archives paroissiales.
extraits du livre sur GUE SEELARD remis en son temps par Monsieur André GOBENCEAUX L'HUIISSIER au Maire de FILLE et du livre qu'il m'a remis en Septembre 2009 sur l'histoire de GUECELARD.


24 Mar 2008
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Catégories: LA SEIGNEURIE DU GROS CHESNAY
L'ANNEE 2000 ANNEE SYMBOLIQUE
 Ce récit de notre histoire commune s'achève avec l'année 2000, cet an 2000 chargé de symboles car depuis notre enfance, quel que soit notre âge, il symbolisait le futur et voilà que ce futur est devenu une réalité depuis 8 ans (déjà ?). L'année 2000 dans la commune a dû être jalonnée d'évènements divers comme toutes les autres années, elle était préelectorale car des élections municipales ont eu lieu en 2001 avec la réelection de Gérard CHOISNET qui deviendra ainsi le premier maire du troisième millénaire.

Un nouveau lotissement sortira de terre en 2002 route du Bur à l'emplacement même du terrain qui restait toujours envahi de ronces entre le gros chataignier et l'embranchement avec la route de Voivres.

La mémoire est très sélective et normalement, ne retient que le meilleur des choses - heureusement ! - mais cette année 2000 a été marquée, pour le Maire réelu en 2001, par la fête de la Fédération organisée par le Sénat le 14 Juillet 2000 pour tous les Maires de France et des Dom Tom.
13 000 Maires environ et leur conjoint ont été rassemblés dans des tribunes dressées le long de l'avenue des Champs Elysées pour le défilé rituel du 14 Juillet.

Une fois le défilé terminé, ceints de leur écharpe tricolore, les élus vont rejoindre par vagues successives le lieu des agapes suscitant la curiosité et l'intérêt des touristes et des parisiens.

Dans les jardins du Palais du Luxembourg, des buffets disposés sur plus d'un kilomètre de long attendent les convives et certains en toilettes n'hésitent pas à s'asseoir dans l'herbe. Après s'être restaurés dans la bonne humeur, tous et toutes devant le Palais ont écouté un concert avec Patricia Kaas.




photo collection particulière


Dans la tribune des maires de l'Ouest de la France, le jour du 14 Juillet 2000.


Pour enteriner cette année symbolique, le magazine des Maires de France nous a adressé un condensé des messages transmis par les Maires de l'an 2000 aux générations futures, on en a retenu un du Maire de Tannenkirch en Alsace :

"OUBLIONS NOS PETITS DIFFERENDS POUR ËTRE SOLIDAIRES ET NE PENSER QU'A CE QUI DOIT ETRE LE CIMENT DE NOTRE COMMUNAUTE : LA FOI DANS L'AVENIR DE NOTRE VILLAGE ET DE L'HUMANITE TOUTE ENTIERE."

Etre Maire , c'est beaucoup donner de son temps et lorsqu'on y a consacré près de vingt ans de sa vie, on sait de quoi on cause ... c'est beaucoup donner mais ce n'est pas sans recevoir et merci à ceux qui nous ont transmis des témoignages, des photos anciennes.

Pour ma part, j'ai puisé mes sources auprès de :
- la Médiathèque du Mans auprès des ouvrages traitant de l'histoire du Maine
- auprès de certaines revues culturelles publiées par  la VIE MANCELLE ET SARTHOISE ainsi que de MAINE DECOUVERTES pour ce qui en est de la partie plus générale ancienne sur l'histoire du Maine.

J'ai puisé d'autres sources sur les articles locaux de la presse régionale et également aux archives paroissiales. Certaines photos notamment de l'incendie de l'église en 1944 ont été remises au moment du cinquantième anniversaire de la reconstruction de l'église par la paroisse de Fillé sur une cassette.

Les cartes postales anciennes de Fillé sont de ma collection personnelle.

Pour le reste, j'ai puisé mes sources auprès des archives de la Mairie de FILLE S.S. et des divers documents (très nombreux documents qui ont été remis en main propre à Monsieur le Maire et en son temps) documents dont je remercie ici les généreux donateurs  ; à savoir :

Merci notamment à René GAIGNON, L'HISTORIEN DE FILLE pour ses documents notamment, entre-autres, les témoignages de 8 personnes, huit anciens qui ont vécu la Libération de Fillé et, hélas, les évènements dramatiques de l'incendie de l'église et du presbytère qui ont fait suite à l'altercation. Ces témoignages de la mémoire vivante d'un village livrés sur une cassette remis à GERARD CHOISNET sont des archives très précieuses car ces personnes sont pour la plupart décédées depuis.

Certains dont Messieurs M.... et T....... s'étaient cachés dans les champs qui bordaient les dernières maisons du bourg au lieudit BEAUSOLEIL et ont vécu des moments interminables d'angoisse et d'excitation sous les feux nourris des combattants. Ils nous ont livré avec une mémoire étonnante le récit, heure par heure des évènements de ces journées des 7 et 8 Août 1944.

Livrés à l'occasion des fêtes commémorant le cinquantième anniversaire de la Libération, ces témoignages tellement émouvants des derniers témoins de cette histoire de la Libération de Fillé nous rappellent également que même en temps de paix  la Liberté et la Démocratie sont des combats de tous les jours. 



Merci aussi à René pour le petit livre qu'il a donné à Gérard sur la vie d'Henri VALLEE.

René est né à FILLE et a grandi rue du Passeur où son père était sabotier. Il est l'un des seuls survivants de cette génération à connaître l'histoire de FILLE depuis ces quelques quatre-vingt dernières années.

Merci à Pierre GOUET qui a exposé une trentaine de pages de données chronologiques de l'histoire de Fillé et du canton (2005-2006) et qui a remis un exemplaire de ce recueil au Maire de Fillé en 2007 suite à des recherches qu'il a effectuées auprès de la BNF, des archives départementales ainsi que sur des ouvrages historiques de diverses associations et auxquelles il a consacré plus de mille heures.

Il a dû malheureusement quitter Fillé pour raison de santé et nous lui souhaitons un prompt rétablissement.

Merci à Madame Dominique Laporte-Beucher pour le mémoire de maîtrise de lettres concernant l'histoire de Fillé, du parler de Fillé et des quelques anecdotes au sujet de Buffe où elle habite d'ailleurs ; elle se reconnait filléenne de coeur bien qu'habitant sur la rive opposée à la rivière Sarthe.
Merci pour l'exemplaire de cet ouvrage qu'elle a remis au Maire de Fillé.

Merci à Madame Cottrel F. pour sa mémoire de licence à l'Université du Maine en 1998 concernant le passage d'eau sur la paroisse de Fillé. Nous la remercions pour le magnifique exemplaire de cet ouvrage qu'elle a remis à G. CHOISNET et dans lequel elle reconnaît avoir été accueilli de nombreuses fois, en Mairie,avec beaucoup de sollicitude par le Maire et sa secrétaire. 

Merci aux amis de la revue des Moulins de la Sarthe et notamment à André Coutard pour l'aide précieuse qu'il a apportée au Maire au moment de la reprise par la commune du site du Moulin de Fillé et d'avoir consacré un abondant article dans la revue d'Avril 1996 sur les MOULINS DE LA SATHE tout en soulignant les efforts de la commune pour conserver ce patrimoine local.

Merci également à l'Association des amis pour la Mémoire et la Notoriété de Louis Harel de la Noe et particulièrement à Monsieur François Lépine qui a entretenu avec le Maire depuis les années 90 de bonnes relations et qui nous a transmis leur ouvrage et leurs documents. Nous retiendrons le slogan du bulletin d'Harel n° 3 : "Le travail en équipe, ce n'est pas l'addition des efforts, mais leur multiplication".

Merci à Pierre GOREYES et Frank BOURIEN de l'Association pour la Sauvegarde des Oeuvres d'Art d'HAREL de LA NOE pour leurs messages si sympathiques.

Merci aussi à notre cher ami regretté René BELLANGER avec une pensée pour MARIE, nous garderons en mémoire les discussions joyeuses autour d'un verre, à l'occasion des coups de fils donnés au "GARDON FRETILLANT".

Merci à nos anciens amis de GUECELARD et historiens de leur commune dont Monsieur CORDONNIER pour avoir remis un récit historique et chronologique de GUECELARD qui fut rattachée 102 années à notre commune.

Merci à Monsieur André GOBENCEAUX pour avoir remis, en son temps, un livre qu'il a écrit sur sa commune de GUECELARD "GUE-SEELARD" et pour m'avoir consacré quelques heures à me montrer toute la richesse des documents qu'il a mémorisés sur GUECELARD.

Merci à Frédéric PIQUET pour m'avoir autorisée à publier ses pastels et dessin sur FILLE.

Merci à PASCAL pour ses gentils message et souhaitons lui bon courage dans ses recherches généalogiques sur la famille LE BOINDRE de FILLE et LA FERTE BERNARD.

Merci à Nicole pour m'avoir autorisée à publier la photo de 1948 sur l'intérieur de la salle du bar de l'Hôtel du Progrès toujours installé en face de l'église.

M
erci enfin à tous les visiteurs de ce site qui m'ont félicitée et encouragée à continuer.



Peinture du moulin de Fillé l'année de la dépose de la roue pour laquelle j'ai obtenu le premier prix du public lors du concours des Peintres en Liberté. (Christiane Choisnet)

Enfin : Rendons hommage à notre dernier meunier, Raoul COSNIER, disparu le 22 Avril 2008 qui n'aura pas eu le temps de voir la rénovation complète de son moulin. Il s'était entendu avec Gérard Choisnet, Maire en 1995 pour le louer à la commune : Un privé (notamment américain) est interessé pour y fixer son lieu de résidence secondaire. A son grand désespoir, la préférence est donnée à la commune : volonté du Maire de l'époque de garder ce patrimoine dans le domaine public puis, sa démarche ensuite auprès de la communauté de communes en lui demandant de porter une réflexion de développement autour de ce patrimoine. Acquisition enfin, en 2000, par la Communauté de communes dont nous remercions aujourd'hui les élus qui ont cru en lui, en son projet ! Oui, ce fut le début d'un long combat cette réalisation qui se déroule aujourd'hui sous vos yeux même si l'on peut contester certains choix d'architecte... Oui, ce fut le début d'une belle AVENTURE....
et Merci à RAOUL de nous avoir livré avant de partir ses souvenirs sur cassette ou même de vive voix et parfois ponctués d'anecdotes succulentes et surtout de nous avoir permis que ce site inestimable et si cher au coeur de tous les filléens serve d'écrin à des talents d'artistes.


Raoul Cosnier pose devant la roue de "son" moulin entre le Maire et Monsieur F.FILLON



ci-dessous : rassemblement du CLUB TRITON FRANCE à la MTL à FILLE le 15 Août 2003



photo collection particulière




PEINTURE SUR BOIS
Christiane Choisnet 2003



30 Mar 2008