Annonce

Affichage des articles appartenant à la catégorie: SOUS LA TROISIEME REPUBLIQUE

LA CONSTRUCTION DU PONT DE FILLE SOUS LE MANDAT DE MONSIEUR CHARLES DE VAUGUYON
Cliquez dessus pour l’ajouter à l’article (b3t0ex10.jpg)
Cette photo avait été adressée en 2004 au Maire de Fillé par Monsieur F. LEPINE de l'Association pour la Mémoire et la Notoriété de Louis Auguste Marie Harel de la Noe.
Cette photo originale du pont de Fillé avait été prise par une équipe de cinéastes qui avait réalisé un film sur la vie et l'oeuvre de notre grand ingénieur breton. Nous l'en remercions ici.

Ci-dessous, plan datant de 1840 du bourg de FILLE sans le pont...




Le projet du pont du tramway prend forme : le pont sera l'oeuvre d'un grand ingénieur breton Louis HAREL DE LA NOE (1852-1931). Après avoir conçu le pont-canal de Briare, Monsieur HAREL DE LA NOE est nommé au service ordinaire des Ponts et Chaussées de la Sarthe, à compter du 1er Mai 1884. C'est à lui que l'on doit la conception de notre pont de FILLE. Il réalisa également le fameux pont en X au MANS et le pont de la Raterie à ALLONNES conçu à l'identique à celui de FILLE : le tablier étant soutenu par deux axes metalliques de 56,33 mètres.



Le conseil se penche également sur ce projet du pont du tramway sur la Sarthe : il sera à double voie si la commune consent à la dépense ! Or la commune s'engage à payer une somme de 7500 F pour avoir un pont route à double voie. Nous remercions le Conseil de 1893 d'avoir été AVANT-GARDISTES (le pont redeviendra quelque temps à voie unique beaucoup plus tard - en 2007 - suite à sa rénovation ; résultat d'un problème de revêtement de chaussée).

Longtemps après la construction du pont de fer à laquelle avait participé de nombreux adolescents du cru comme chauffeurs de rivets, un livre édité en 2003 aux Presses de l'Ecole nationale des Ponts et Chaussées consacré à notre ingénieux ingénieur breton (il est natif de Saint-Brieuc) et écrit par une association de passionnés pour la mémoire et la notoriété de ce bâtisseur de talent, souligne que : "Si les populations riveraines des fleuves échappent désormais à la sujétion des grands ponts à voie unique, c'est à l'exemple décisif de ce pont de FILLE qu'elles devront ce bienfait" et de conclure "Aux Manceaux qui regrettent la vision du pont en X original, malheureusement détruit à la Libération, nous suggérons qu'ils aillent voir le pont de FILLE, d'une grande qualité technique, de forme originale et d'une ligne très pure. Le pont de FILLE est le plus bel ouvrage d'HAREL DE LA NOE toujours en service routier dans la Sarthe." Il fait d'ailleurs l'objet de deux illustrations en couleurs dans le livre précité dont une concernant l'extrèmité d'un des garde-corps en briques rouges lesquels seront démolis en 2007 suite à sa rénovation.

HAREL DE LA NOE construit donc notre pont de FILLE en 1896. Il était contemporain de GUSTAVE EIFFEL qui disait de lui lors de l'inauguration du pont en X au MANS : "En fait de tour, Monsieur HAREL en a plus d'un dans son sac. Parce que je suis ingénieur, croyez-vous que la beauté ne me préoccupe pas ? Nous nous efforçons de faire solide et durable, pourquoi ne nous efforcerions nous pas de faire élégant ?".

Cet ouvrage d'art fut commandité aux Ateliers de Construction des Forges et Fonderies d'Hautmont.




Le Pont d'Harel de la Noe vu du ciel


Monsieur Charles de VAUGUYON étant réelu Maire de FILLE le 24 Novembre 1895, autorisation lui est donnée d'avancer les 7500 F pour la construction de ce pont du tramway ce qui necessitera la réalisation d'un emprunt de 5000 F.

Le 7 Mars 1897, le Conseil Municipal réuni en séance extraordinaire demande que la Commune soit dispensée de payer l'empierrement de la rampe du pont. En 1898, le Conseil demande toujours que le chemin d'accès au pont du tramway soit empierré le plus tôt possible.







  Traduction :

"L'an 1897, le 7 Mars à 2 heures du soir, le Conseil Municipal de FILLE s'est réuni au lieu ordinaire de ses séances, salle de la Mairie, sous la présidence de Monsieur de VAUGUION, Commandeur de la Légion d'Honneur, Maire pour la tenue de cette séance et ensuite de la convocation faite par lettres individuelles, le 28 Février dernier...

Monsieur le Président donne lecture d'une lettre de Monsieur le Préfet de la Sarthe en date du 25 Février 1897 qui invite le Conseil Municipal à prendre les mesures nécessaires pour assurer la réalisation de la somme de 7500 Francs par voie d'imposition extraordinaire, d'emprunt et de souscription, que la commune de FILLE s'est engagée à payer à l'administration du tramway pour avoir un pont-route à double voie sur la Sarthe, conformément à sa délibération en date du 17 Août 1793, approuvée par Monsieur le Préfet de la Sarthe, le 10 Février 1897.

Après la lecture de la lettre précitée, le Conseil Municipal à l'honneur d'exposer à Monsieur le Préfet qie lors des conventions faites avec Monsieur Q......, Ingénieur des Ponts et Chaussées au sujet de l'indemnité à payer par la commune pour l'établissement d'une double voie servant au passage des voitures sur le pont du tramway, il a été convenu que moyennant une somme de 7500 Francs payée par la Commune à l'Administration, ce pont serait livré au public sans qu'il y eut lieu à d'autres dépenses par la Commune et par conséquent que la rampe d'accès serait livrée à la Commune empierrée et prête à servir.

Le Conseil sur le rapport du Maire qui est certain d'avoir rapporté fidèlement les engagements verbaux de l'Administration, n'a voté les 7500 Francs de subvention que dans ces conditions. Cependant, l'Administration parle d'exiger de la Commune le paiment de cet empierrement, se fondant sur ce que d'autres commune interessées sont obligées de faire cette dépense.

Le Conseil a l'honneur de faire observer à Monsieur le Préfet que le cas de la commune de FILLE  n'est pas celui des autres communes. FILLE, seule, s'est engagée pour jouir de ce pont à payer une somme relativement très considérable vu la pauvreté de cette petite commune.

En conséquence de ces faits, le Conseil Municipal de FILLE a l'honneur de prier Monsieur le Préfet de vouloir bien soutenir sa cause devant l'administration du tramway et lui demander de tenir ses engagements, fussent-ils verbaux, mais faits de très bonne foi des deux côtés




CI-DESSOUS, PLAN DU BOURG SUR LEQUEL EST PROJETE LE PONT DU TRAMWAY

à gauche l'embranchement avec la route de Voivres (devenue route de la Libération)






















HAREL DE LA NOE  a construit également la gare de Fillé.

Par aille
urs, le conseil est saisi d'une demande émanant de personnes de FILLE pour créer une assemblée (fête) le lundi de Pâques à la Gare du tramway (?).
Dans un premier temps, après délibération, le conseil donne avis favorable au sieur Ch..... mais le Maire a voté contre cette proposition considérant que l'emplacement était mal choisi par suite du voisinage de la gare de tramway et du pont dont les garde-fous constituent un danger et, de plus, les stands des forains ne peuvent être établis que le long du chemin dit "d'intérêt communal" qui, selon lui, n'offre pas une assez grande largeur... affaire à suivre.




photo collection personnelle


HISTOIRE DE LA PASSERELLE


Une passerelle en bois (puis reconstruite en béton après l'incendie du secteur de l'église en 1944) a été installée tout simplement à l'emplacement de l'embarcadère après la suppression du bac pour pallier à la dénivellation de terrain permettant ainsi une meilleure circulation des promeneurs le long de la Sarthe tout en permettant l'amarrage des barques


Parmi les tout jeunes enfants qui posent sur la passerelle se trouve notre ami, René GAIGNON, natif de FILLE et qui nous apprendra tant d'histoires sur l'HISTOIRE de FILLE. Ses parents habitaient dans le bourg à l'emplacement de l'ancienne épicerie (son père était sabotier) et il y a vécu beaucoup d'évènements très souvent relatés dans la presse locale (sur le tramway, Henri Vallée, la vie entre les deux guerres, etc...).

Cette passerelle en bois si bucolique est devenue un passage en béton après guerre (dommage !). Ci-dessous la passerelle en béton :




















Sources bibliographique :
ouvrage sur LOUIS HAREL DE LA NOE (1852-1931) écrit par l'Association pour la Mémoire et la Notoriété de Louis Harel de la Noe sous la Direction de François Lépine
Un grand Ingénieur breton - édition : Presses de l'Ecole Nationale des Ponts et Chaussées.
Sources manuscrites :
Archives de la Mairie de Fillé concernant les plans et la correspondance de la Municipalité de l'Epoque à Monsieur le Préfet.
Article l'Eiffel des PETITS TRAINS HAREL DE LA NOE (1852-1931) sur l'ouvrage des Petits Trains de la Sarthe d'Alain de Dieuleveult et Jean Edom.

29 Mar 2008
Admin · 82 vues · 0 commentaires
Catégories: SOUS LA TROISIEME REPUBLIQUE
APRES PRES D'UN SIECLE DE VIE COMMUNE, FILLE et GUECELARD SE SEPARENT SOUS LA TROISIEME REPUBLIQUE, LOI DU 30 JUILLET 1880 PROMULGUEE PAR JULES GREVY, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Finalement, malgré l'opposition du Préfet de la Sarthe et du Ministre de l'intérieur de l'époque, la ténacité des habitants du secteur de GUECELARD sera récompensée puisque le Conseil d'Etat saisi donne un avis favorable. Le Sénat et la Chambre des Députés adoptent la loi portant sur la séparation des deux communes, loi promulguée par Jules Grévy, Président de la République, la limite naturelle étant l'axe médian de la rivière Sarthe.

AINSI, FILLE ET GUECELARD SONT DESORMAIS DEUX COMMUNES DISTINCTES A LA DATE OFFICIELLE DU 30 JUILLET 1880.


Monsieur GARNIER Louis a été réelu Maire à la suite de la séparation de GUECELARD .
Le 21 Novembre 1880.

Le 8 Mai 1881, le Maire donne lecture au conseil d'une petition adressée par les nombreux habitants des îles qui se plaignent des inondations successives et de l'inertie de la municipalité à y remédier.

En Novembre 1881, l'instituteur publique, Monsieur M.... a été prié par la Municipalité de donner des cours à des adultes sur leur demande. Celui-ci est tout disposé à
condescendre à leur désir, trois fois par semaine. Une quinzaine de jeunes gens ont manifesté le désir de les suivre en venant se faire inscrire en Mairie ; Monsieur le Maire remercie Monsieur l'Instituteur de son désinteressement.

L'ancien cimetière auprès de l'église ayant été supprimé , un
nouveau cimetière est construit à sa localisation actuelle. On l'entoure de haies vives mais il est décidé de constuire un mur car les tombes sont fréquemment bouleversées par les animaux. Un mur d'enceinte sera édifié et les moellons seront pris à Saint-Benoît. Le préfet est d'accord pour la construction du mur et le cimetière ainsi sera clos. Mais en Janvier 1884, le Maire expose l'impossibilité de commencer le mur du cimetière cette même année (année électorale), et le conseil considérant qu'il vaut mieux entrer de plein pied dans le cimetière que d'avoir trois marches à monter...

Le 18 Mai 1884, Monsieur GARNIER Louis est réelu Maire de FILLE.

En 1885, il est toujours question du mur... : souscription en nature pour clôture du cimetière mais d'autres projets sont en cours : il est demandé une étude de tracé concernant le passage du futur tramway du Mans à La Flèche (passage de la rivière).
Il est d'ores et déjà acquis que la contrainte du passage par bac est une voie de communication tellement imparfaite qu'elle devra être un jour remplacée par un pont ; en outre, assujettie à un droit de péage qui, journellement répété, devient onéreux : tôt ou tard, le Département ou l'Etat sera dans la necéssité donc d'établir un pont.

Le 20 Mai 1888, Monsieur Charles de VAUGUION, commandeur de la Légion d'Honneur est élu Maire de FILLE et réelu le 15 Mai 1892.

En 1892 commença la construction du chemin n° 7 dit de la "Richardière".

En 1893 une sécheresse exceptionnelle sévit et il fut accordé une subvention à répartir entre les agriculteurs nécéssiteux et les plus dignes d'intérêt.










  TABLEAU DES MAIRES DE FILLE-GUECELARD, PUIS FILLE DEPUIS 1850


Avant 1850, depuis la Révolution, le 3 MESSIDOR, an VIII, le premier maire de FILLE-GUECELARD, fut le citoyen TANCHOT nommé par le préfet AUVRAY ; puis vinrent ensuite :
- Monsieur HERON en remplacement du citoyen TANCHOT dont il était précédemment l'adjoint ;
- Monsieur VERRON ;
- Monsieur RAGUIDEAU ;
- Monsieur TROUVE François devint Maire le 3 Janvier 1836 à la mort de Monsieur RAGUIDEAU ;
- Monsieur RAGOT devint Maire le 2 Février 1843.

DE TOUS LES MAIRES DE FILLE-GUECELARD - OU DE FILLE - DEPUIS LA REVOLUTION FRANCAISE, LE MAIRE QUI A EU LA PLUS LONGUE MANDATURE FUT MONSIEUR ALPHONSE BEUNARDEAU QUI TOTALISE 22 ANNEES DE MANDAT EN COMPTANT LES ANNEES DE LA DERNIERE GUERRE ; IL MOURUT EN 1951 PENDANT SON MANDAT.
ENSUITE VIENT MONSIEUR GERARD CHOISNET QUI TOTALISE 19 ANNEES DE MANDAT ET ENSUITE MONSIEUR JOSEPH DE LINIERE QUI EN TOTALISE 13. PUIS VIENNENT MESSIEURS EUGENE VAIDIE ET JULES DENET (12 ANNEES)...ETC...

29 Mar 2008
Admin · 68 vues · 0 commentaires
Catégories: SOUS LA TROISIEME REPUBLIQUE
LES HOMMES CELEBRES
Henri VALLEE est un enfant du pays, né le 30 Juin 1865. Son père était instituteur à FILLE mais il mourut quand son fils était en bas âge. La famille VALLEE habitaient à l'emplacement exact de l'impasse Henri Vallée mais la maison a disparu car elle empiètait largement sur le trottoir. Par souci d'alignement, qui décida de la détruire pour faire cette impasse ?


Les aptitudes d'Henri pour les choses de la mécanique et pour le dessin industriel décide Jules, son frère aîné, nettement plus âgé que lui, à le mettre en apprentissage dans un atelier de serrurerie.

En 1884, Henri entre chez Amédée Bollée père qui construit des voitures depuis 1873. Le sachant habile mécanicien, Amédée Bollée lui confie le soin du Mail Coach commandé par le marquis de Broc.

Mais désireux de parfaire ses connaissances, il part aux Etats Unis où il travaille dans un premier temps dans une scierie de Pittsburg puis dans une usine de la Nouvelle Orléans. De retour au Mans, le démon de l'invention commence à le posséder.







La voiture et la machine à écrire ont été exposés lors de la manifestation du 30 Octobre 1989 à FILLE organisée par le CLUB LOISIRS, objets aimablement prêtés par le Musée de l'Automobile.


Ainsi, en 1887, à l'âge de 22 ans, il invente la machine à écrire, bien avant sa véritable percée dans les bureaux. De 1895 à 1902, Henri Vallée, constructeur automobile propose onze voitures à son catalogue, construites à la demande et pratiquement sur mesure. Chaque modèle, par le détail est unique. Mais la fabrication en série que pratiquent d'ailleurs, parallèlement, les frères Bollée aura eu raison de son entreprise.





brevet du15 Juillet 1896 pour voiture automobile construite par H. VALLEE




Photos d'une des toutes premières automobiles construites par Henri VALLEE dans son usine du Mans (ci-dessus et ci-dessous)




DOCUMENTS REMIS PAR MONSIEUR DANIEL TURGIS (50180 AGNEAUX) via RENE GAIGNON.

Dans les voitures de marque HENRI VALLEE s'y trouvait fixé un cadre à glissière qui permettait de dégager le moteur à la manière dont on retire un tiroir d'un meuble, une simple vis permettait de maintenir le moteur en place dans la voiture.

Des courroies sans fin évitaient les problèmes des attaches et des allongements. Ainsi, elles n'avaient jamais besoin d'être raccourcies : le peu d'allongement qu'elles prenaient se corrigeant facilement avec le problème de coulissement sur la glissière. Cette possibilité de sortir facilement le moteur de la voiture précédait de plusieurs décennies des réalisations semblables aux Etats Unis.

Toutes ces innovations étaient appréciées d'une certaine clientèle à la recherche des techniques les plus avancées pour une locomotion rapide tandis qu'Henri Vallée ne pensaient pas aux clients qui recherchaient avant tout des voitures simples et économiques. Beaucoup de concurrents avaient axé leur fabrication sur un seul modèle au prix de revient beaucoup moins élevé. Ces efforts dispersés eurent des effets néfastes et, en 1902, la SA. HENRI VALLEE dût cesser son activité, non par insuffisance de techniques - ces modèles sont de qualité comme la célèbre pantoufle
construite en 1899, voiture de compétition originale à plus d'un titre - ou par absence de recherches mais en raison des prix non concurrentiels. Ce fut la faillite et Hneri Vallée perdit une partie de sa fortune. Il vendit son usine et sa maison.

CES RENSEIGNEMENTS SONT EXTRAITS D'UN LIVRE REMIS PAR RENE GAIGNON
.
POUR PLUS D'INFORMATIONS, LE CONTACTER.
Photo de la collection particulière de René GAIGNON

Henri Vallée avait participé avec l'une de ses automobiles à la course de côte de Gaillon.

L'automobile se vend ma, qu'à cela ne tienne, on le retrouve trois ans plus tard dans une fabrique de motocyclettes, sise 29, rue Pasteur au Mans. Sur ce bâtiment du 29, rue Pasteur, il y construisit deux bâtiments en planches, l'un formé de trois pièces en enfilade qui lui servit de logement et l'autre faisait fonction d'atelier où il construisit en 1905, la première motocyclette àmoteur à eau. Elles apparurent sur le marché dotées de moteurs monocylindriques à quatre temps, refroidis par circulation d'eau thermo-siphon, avec embrayage par tension de la courroie de transmission, la mise en marche se faisant à l'aide d'une manivelle. Elles étaient même pourvues d'une fourche avant élastique et d'une suspension de selle très efficace.

Par rapport aux motos à moteur à ailettes : les motos Henri Vallée présentaient divers avantages : le moteur à eau ne chauffe pas, ne "grippe" pas, use cinq fois moins d'huile et donne un rendement bien supérieur ; il s'arrête toujours lorsque l'on coupe l'allumage avec la poignée interruptrice alors que les motos à moteur à ailettes lorsqu'ils sont très chauds continuent et sont la cause de nombreux accidents. Il ne "gomme" pas à l'arrêt non plus pr suite de surchauffe de l'huile : il monte les côtes les plus dures et les plus longues sans donner signe de fatigue.

Ainsi, avec son moteur à eau, la motocyclette Henri Vallée pouvait être emplouyée à poste fixe comme force motrice pour actionner diverses machines.


Ces renseignements ont été puisés dans un livre remis par Monsieur René GAIGNON.
Pour de plus amples renseignements : le contacter.



Une motocyclette construite dans l'atelier HENRI VALLEE de type 1905

Document remis par Monsieur SOULARD (85130 les LANDES GENUSSON) via RENE GAIGHON.
Cette photo a été retrouvée il y a près de quarante ans (le pilote de la moto étant le grand-père de Monsieur SOULARD). Sur la fourche, à droite, figure sans doute la marque de fabrique de l'usine HENRI VALLEE.


Hélas, la fabrique de motocyclettes ne marche pas mieux et en désespoir de cause, le Filléen s'improvise batelier sur un petit bateau ramené du Havre.


Sur la fin de sa vie, Henri VALLEE venait souvent faire des promenades en bateau à FILLE avec ses amis : le voici arrivant près du pont.



Après une dernière invention en 1914, cet homme disparaitra noyé à l'écluse des Planches. Le bateau aura causé sa perte à l'âge de 51 ans plongeant la mémoire d'Henri Vallée dans un long silence jusqu'à ce week-end des 13 et 14 Octobre 1989 où la Municipalité de FILLE et le CLUB LOISIRS réunis ont organisé une exposition avec diaporama en trois volets sur les 24 heures du Mans, l'évolution de l'automobile et les plus belles voitures du mans. Un prototype très ressemblant de la machine à écrire créée par Henri Vallée fut le clou de l'exposition, aimablement prêté pour la circonstance par la Ville du Mans.

Le dimanche par un temps magnifique, une concentration de véhicules de collection devait complèter cet hommage à Henri Vallée.

Le corps d'Henri Vallée repose au cimetière de Fillé. Sa tombe se trouve au fond du cimetière, à gauche de l'allée centrale, près de la chapelle. En 1898, Henri Vallée avait acheté une concession au cimetière de Fillé pour lui et les siens.

Bien peu se souviennent de lui. Reconnu comme un véritable prophète de la mécanique, inventeur, constructeur, coureur automobile, ce petit homme barbu, au front haut où brillaient des yeux pétillant d'intelligence était un sage qui acceptait placidement son sort, très simple et très droit, il était aimé de tout son entourage et éprouvait un parfait mépris de l'argent ainsi que de ceux qui en faisaient étalage.





Il forma quantité de jeunes ouvriers non seulement sur le plan professionnel mais aussi sur le plan moral.




photo collection particulière


LE DIMANCHE 14 OCTOBRE 1989, UNE EXPOSITION CONSACREE A SES INVENTIONS ET UN RASSEMBLEMENT DE VEHICULES DE COLLECTION SUR LE PARKING DU STADE A COMPLETE CET HOMMAGE A HENRI VALLEE PUIS COMME DE COUTUME DANS CES OCCASIONS, UN VIN D'HONNEUR A ETE OFFERT A LA SALLE DES FETES QUI PORTE SON NOM.

A DROITE DE LA PHOTO, PRES DU CONDUCTEUR DU VEHICULE ANCIEN, GERARD CHOISNET QUI VENAIT D"ETRE ELU MAIRE EN MARS 1989.
















Une autre famille habitant rue du Passeur a eu un fils qui eut à son époque une certaine célébrité : la famille TROUVE. (les familles TROUVE et VALLEE habitaient en face l'une de l'autre, la famille TROUVE habitait la maison qui fut pendant un temps une épicerie).

En effet, Ariste TROUVE-CHAUVEL né à LA SUZE le 29 Octobre 1805 (17 brumaire de l'an 14), homme politique français décédé dans l'oubli à Paris, le 14 Octobre 1883, était le fils de René Trouvé, marchand tanneur, né le 7 Mars 1781 à Fillé sur Sarthe.


Après de brillantes études, dès 1834, il se lance en politique en devenant membre du conseil municipal du Mans.
- en 1838, il crée la Banque Commerciale Industrielle Agricole de la Sarthe ;
- le 19 Mars 1840, il devient le Maire du Mans ;
- en 1847, il crée la Compagnie de Navigation Fluviale de l'Ouest ;
- le 15 Mai 1848, il devient Préfet de Police de Paris ;
- le 21 Octobre 1848, il obtient que le tracé definitif de la voie ferrée Paris-Rennes passe par LE MANS alors en concurrence avec ALENCON ;
- le 25 Octobre 1848, il devient ministre des Finances du gouvernement Cavaignac.

Opposé à Louis-Napoléon Bonaparte élu à la présidence de la République le 10 Décembre 1848, il est emporté par la vague bonapartiste.
Battu aux élections, il revient à la Suze où il dirigea la tannerie familiale.
A l'annonce du coup d'état du 2 Décembre 1851, croyant à une opposition durable, il soulève et arme ses tanneurs. Mais après l'échec de soulèvement,  il est contraint à l'exil durant lequel il rencontre à plusieurs reprises VICTOR HUGO.
















Source et informations :
biographie d'HENRI VALLEE (1865-1916) inventeur, constructeur et coureur automobile remis et signé René GAIGNON et qu'il a dédicacé lui-même à l'attention de Monsieur le Maire de FILLE, Janvier 1991.
Photos de la collection personnelle de Monsieur René GAIGNON.
illustrations extraites du livre précité.

Sources bibliographiques : Henri Vallée "le prophète" : l'Automobile a 111 ans... rue LA CENOMANE - quatrième année n° 13 - été 1984.
Concernant Ariste Jacques Trouvé Chauvel :
Source et informations sur le site "Ariste Jacques Trouvé-Chauvel, wikipédia"

La revue CENOMANE revue trimestrielle -  4ème année n° 13 "L'automobile a 111 ans" - Henri Vallée "le prophète".













30 Mar 2008
Admin · 81 vues · 0 commentaires
Catégories: SOUS LA TROISIEME REPUBLIQUE
LA BELLE EPOQUE - MESSIEURS ROBOAM et LORIOT RESPECTIVEMENT MAIRES JUSQU'EN 1908


Première carte postale de FILLE écrite en 1902 par des Pêcheurs (un pêcheur de brochets ; carte postale-photo rare collection particulière).

Après la guerre franco-prussienne de 1870, la France vit une longue période de paix favorable aux progrès économiques et techniques. Les gens étaient paraît-ils insouciants, mais qu'en étaient-ils des gens de FILLE ? des métayers, des ouvriers, des fermiers, etc...
Il est vrai que l'on voit apparaître une succession d'inventions, la bicyclette, les avions, les automobiles se développent, on commence à en voir à FILLE dans les années 20. Après la guerre de 1914/18, la France rurale se modernise et FILLE voit arriver la fée électricité. Le 25 Février 1900, le conseil municipal décide le rattachement de la commune au réseau téléphonique départemental.

Sur le bord de la Sarthe, notamment à proximité du pont et de la gare se construisent les premiers "chalets" des citadins qui viennent passer l'été et les dimanches à la campagne.



C'est l'époque insouciante où les citadins commencent à venir passer l'été à la campagne.



photo collection particulière

Le couple qui se trouve au centre de la photo (l'homme en cravate et chapeau melon, la femme en chapeau cloche auprès d'un garçonnet habillé de blanc) serait Théodore Botrel et son épouse, l'auteur-compositeur de la "Paimpolaise" qui venait en villégiature à Fillé.



Dans un but de perfectionnement de la navigation entre FILLE et MALICORNE, l'Etat entreprend la consolidation du barrage endommagé par suite de grandes crues et la reconstruction du pertuis entre 1871 et 1875. Il est entrepris également la reconstruction des portes de garde du canal ainsi que de la fermeture du pertuis vers 1912.
Le long du canal pour aménager le chemin du halage, l'Etat procède en 1908 à l'aliénation d'une parcelle de terrain desaffecté.






carte postale collection privée

Une jeune fille de fillé déclare son amour par carte postale "de fillé" en 1907 à son ami qui est cavalier au 23° dragons, 1er escadron du 3ème peloton de Vincennes.
     







En 1903, il y a une vingtaine de commerçants et d'artisans :

* aubergiste : Monsieur GAIGNON ;
* battage mécanique : Monsieur PLOT ;
* Bouilleurs de crus : Messieurs BEUCHER, GROSBOIS E. et H. ;
* Boulangers : il y a deux boulangers : Messieurs AUBIER et GUYON ;
* Cabaretiers : deux également : Messieurs CHOQUET et DUBOURG  ;
* Cidre en gros : Monsieur GAUPUCEAU ;
* Epiciers : quatre : Monsieur BOUTELOUP, Madame Vve CRUCHE, Messieurs GAIGNON-GEORGET et GAIGNON-TARON ;
* Forain : Monsieur VIGROUX ;
* Maçon : Monsieur FOURNIGAULT ;
* Maréchal-expert : Monsieur CHOQUET ;
* Meunier : Monsieur COSNIER (CYPRIEN) ;
* Travaux Publics : Monsieur BIZERAY.







ci-dessous, la maison BOUTELOUP est visible à droite d'après son enseigne à côté, l'hotel du Progrès, J. GAIGNON.


Ci-dessous, l'épicerie-mercerie à droite dans le centre-bourg en 1924



photo collection particulière

Ci-dessous, la boulangerie avec "grains, son et recoupe" en 1929 dans le centre-bourg


photo collection particulière
ci-dessous, l'hôtel du Progrès à l'entrée du Bourg en 1936



photo collection particulière


Photo collection particulière



Café-restaurant qui est devenu par la suite l'hôtel du Progrès (ci-dessus et ci-dessous).


photo collection particulière

photo collection particulière

Le maréchal-ferrant à gauche à la sortie du bourg (à droite sur la photo)


A Fillé, le moulin appartient donc depuis 1900 à CYPRIEN COSNIER, ce moulin qui sera acquis, un siècle plus tard, par la COMUNAUTE DE COMMUNES DU VAL DE SARTHE, sur l'impulsion du Maire en l'an 2000 et il s'appellera ainsi le "MOULIN DE CYPRIEN" promesse faite à son petit-fils RAOUL qui fut le dernier meunier de FILLE. Mais grâce à l'action des élus et le courage des bénévoles, la roue qui s'était arrêtée pendant 20 ans après le départ en retraite de RAOUL COSNIER s'est remise à tourner au grand bonheur des passionnés de son moulin. Merci RAOUL.

LA MELODIE DES ROUES A AUBE NE S'ARRETERA PAS DE SITOT !



photo collection particulière

Le Moulin à travers la feuillée

Monsieur ROBOAM Louis sera Maire en 1901 jusqu'en 1904, puis Monsieur LORIOT François jusqu'en 1908 et Monsieur BIZERAY Jean prendra la suite jusqu'en 1919.









Monsieur BIZERAY fit construire l'école des filles qui s'achèvera en 1922 à l'angle de la rue des Gesleries et de Bourdigale (qui devint par la suite la rue de la Libération).







photo collection privée

La classe des garçons de l'école de Fillé au début du siècle




L'établissement abritant l'enseignement privé et tenu par les Soeurs d'Evron a été laicisé par arrêté préfectoral.






L'Abbé Couronne dans son jardin du presbytère de Fillé

Grâce à deux "mémoires" de Fillé, on apprend que l'abbé Couronne qui était curé à Fillé durant la dernière guerre et notamment au moment des évènements de la Libération, séminariste sans fortune avait néanmoins fait de solides études en langue anglaise ce qui lui permit, plus tard, d'enseigner à son tour au collège Stanislas de Paris.

Or, souvent, le jeune abbé revenait par le train et c'est à ce moment-là, au mois de juin 1908 qu'il se trouva mêlé à la conversation en anglais de quelques messieurs. Parmi eux se trouvait Wilbur Wright, tout heureux de pouvoir trouver un Sarthois qui puisse le comprendre et à qui il révéla le motif de son déplacement en Europe. L'abbé Couronne se vit donc inviter à servir d'interprète et était présent lors de la première tentative de vol de Monsieur Wright. Celui-ci lui demanda de chronométrer le temps de vol. Plus tard, quand l'abbé racontait cet épisode à son entourage, il tirait sa grosse montre de son gousset au bout de sa chaîne et il disait "C'est cette montre-là qui a chronométré le premier vol de Monsieur Wright !"



premier vol en 1903 des Frères WRIGHT (photo prise par un anonyme)


photo collection particulière


Les premières automobiles apparaissent à FILLE vers les années 20. Le conducteur de la voiture stationnée sur la photo serait Henri VALLEE...
En 1921, deux voitures sont enregistrées en mairie : une phaêton rapide de 12 chevaux et une ambulance Ford de l'armée américaine.




2 élégantes à la pêche













dessin d'après copie






Ci-dessous, le moulin de FILLE à travers la haie d'aubépine
(peintures CH. CHOISNET)






30 Mar 2008
Admin · 87 vues · 0 commentaires
Catégories: SOUS LA TROISIEME REPUBLIQUE
LA GARE DE FILLE










photo collection particulière

La gare de FILLE était située sur la ligne LE MANS - MAYET. Cette ligne ouverte le 13 Septembre 1897 partait de la gare centrale des tramways par la sortie sud qu'elle quittait aussitôt par la droite, pour traverser la Sarthe au Pont de Fer en tournant devant l'usine à gaz. Elle desservait quatre arrêts facultatifs : LE PATIS-ST-LAZARE, L'EPINE, SAINT-GEORGES et LA RATERIE. Elle franchissait la Sarthe à la Raterie, entrait sur le territoire d'ALLONNES (arrêt fixe) puis elle continuait pour desservir la station de Spay près du Café de la Gare. Elle suivait quelque temps l'IC 8 et retrouvait son indépendance pour arriver à la station de FILLE et là, les beaux jours, elle déversait son flot de pêcheurs et de promeneurs du dimanche.

Car, outre le pont ferroviaire, la petite commune de Fillé s'était dotée d'une minuscule gare confiée à l'autorité du couple Brindeau (Auxilia succédant à son mari en 1907) tandis qu'un imposant château d'eau venait compléter l'ensemble.

A raison de deux trains par jour en semaine (un le matin, l'autre le soir), cette ligne Le Mans-Foulletourte-Mayet allait modifier bien des comportements puisque désormais il fallait 42 minutes seulement pour joindre la capitale du Maine à Fillé.

"En quelques mois, ce fut le tramway qui rythma la vie du village au point que la cloche d'annonce en gare de Fillé constituait La véritable horloge." confiera cent ans plus tard notre ami René "l'historien de Fillé" à un journal local.  



Ensuite notre petit train poussif franchissait à nouveau la Sarthe sur notre joli pont de FILLE. La ligne rejoignait la RN 23 en suivant un chemin vicinal ordinaire jusqu'à GUECELARD.





photos collection particulière

Le château d'eau (que l'on voit à l'extrême droite de la photo) qui alimentait le petit train n'a disparu du paysage qu'en 1992 pour permettre la construction d'un lotissement (le lotissement du Bourdigale mais avant-guerre on ne parlait pas encore de lotissement mais de cité). Louis Harel de la Noe qui avait édifié le pont et la gare avait élevé ce château d'eau en 1897. L'édifice de forme cylindrique, reposait sur une plate-forme carrée soutenue par quatre pieds metalliques. Il était indispensable au bon fonctionnement du petit train car il alimentait en eau la chaudière à vapeur de la locomotive Blanc-Misseron. Un puits profond, situé à 43 m au dessus du niveau de la mer, remontait l'eau à l'aide d'une chaîne à godets, actionnée par une roue à main. A chaque arrêt, le chauffeur remplissait le foyer de la machine de briquettes et faisait le plein en eau à l'aide d'une gaîne en toile appelée "cheminée".

Le ravitaillement était obligatoire à FILLE en raison de l'effort demandé à la locomotive pour monter la petite côte du Bur, en direction de Spay.  En effet, cette côte sollicitait drôlement les chaudières et à cet endroit on pouvait suivre à pied le convoi tellement la pente était rude.








photo collection particulière


Le café de la gare à FILLE (actuellement Auberge du Rallye).


Par ailleurs, sur le magnifique ouvrage de Claude Wagner sur les tramways de la Sarthe, publié aux Editions de la Reinette, il est souligné à la page 72, qu'il existait des trains spéciaux : notamment la SOCIETE DES PECHEURS avait demandé la mise en marche de trains spéciaux à partir du 1er Juillet 1937 le samedi et le lundi de chaque semaine entre LE MANS et FILLE. Ce service sera assuré par la troisième automotrice.
Le samedi, par exemple, on savait que les pêcheurs arrivaient par le train montant de 8h53 et qu'il en coûtait 0,65 francs en 2ème classe pour faire le trajet en provenance du Mans.



photo collection particulière










Plan du secteur de la gare de FILLE, à droite le long du ruisseau du Bourdigale et à gauche, un pré... lequel pré est l'emplacement du futur groupe scolaire de FILLE


Le dimanche, le petit train deversait son flot de pêcheurs et de promeneurs.





Une photo très rare de pêcheurs à la ligne le long du canal de Fillé




photo collection particulière




Les beaux dimanches au bord de l'eau à FILLE, on venait par le train :

Quand on regarde cette photo, nous avons envie de chanter le refrain d'une chanson que nous chantait Gabin dans les années 30 :

"Quand on se promène au bord de l'eau

Comme tout est beau !

quel renouveau !"...







photo collection particulière





Le 5 Août 1944, lors de sa retraite, la Wehrmacht fit sauter les ponts de Saint-Georges et de la Raterie, seul celui de Saint-Georges sera reconstruit et le service ne reprendra que le 2 Juin 1945 après sa reconstruction.

La ligne s'arrêtera définitivement le 1er Novembre 1946.

Comme beaucoup nous n'avons pas connu les tramways sarthois mais les plus anciens se rappellent une époque de leur jeunesse où la qualité de vie n'était pas si médiocre.




photo collection particulière



Un enfant joue sur la plage près des iles et du passage à gué situé près du moulin : la belle époque !














Illustration empruntée à l'ouvrage des Petits Trains de la Sarthe d'Alain de Dieuleveut et Jean Edom





















sources bibliographiques et manuscrites :


Article de presse paru dans le Maine Libre du Lundi 15 Septembre 1997 relatant le 100ème anniversaire du pont ferroviaire

Ouvrage des tramways de la Sarthe du XIX° au années 2000
de Claude Wagner des éditions de la Reinette

archives de la Mairie de Fillé concernant le plan du secteur de la gare.


ouvrage des petits trains de la Sarthe d'Alain de Dieuleveut
et Jean Edom - Editions Cenomane

























30 Mar 2008
Admin · 72 vues · 0 commentaires
Catégories: SOUS LA TROISIEME REPUBLIQUE