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30 Mar 2008 
Henri VALLEE est un enfant du pays, né le 30 Juin 1865. Son père était instituteur à FILLE mais il mourut quand son fils était en bas âge. La famille VALLEE habitaient à l'emplacement exact de l'impasse Henri Vallée mais la maison a disparu car elle empiètait largement sur le trottoir. Par souci d'alignement, qui décida de la détruire pour faire cette impasse ?


Les aptitudes d'Henri pour les choses de la mécanique et pour le dessin industriel décide Jules, son frère aîné, nettement plus âgé que lui, à le mettre en apprentissage dans un atelier de serrurerie.

En 1884, Henri entre chez Amédée Bollée père qui construit des voitures depuis 1873. Le sachant habile mécanicien, Amédée Bollée lui confie le soin du Mail Coach commandé par le marquis de Broc.

Mais désireux de parfaire ses connaissances, il part aux Etats Unis où il travaille dans un premier temps dans une scierie de Pittsburg puis dans une usine de la Nouvelle Orléans. De retour au Mans, le démon de l'invention commence à le posséder.







La voiture et la machine à écrire ont été exposés lors de la manifestation du 30 Octobre 1989 à FILLE organisée par le CLUB LOISIRS, objets aimablement prêtés par le Musée de l'Automobile.


Ainsi, en 1887, à l'âge de 22 ans, il invente la machine à écrire, bien avant sa véritable percée dans les bureaux. De 1895 à 1902, Henri Vallée, constructeur automobile propose onze voitures à son catalogue, construites à la demande et pratiquement sur mesure. Chaque modèle, par le détail est unique. Mais la fabrication en série que pratiquent d'ailleurs, parallèlement, les frères Bollée aura eu raison de son entreprise.





brevet du15 Juillet 1896 pour voiture automobile construite par H. VALLEE




Photos d'une des toutes premières automobiles construites par Henri VALLEE dans son usine du Mans (ci-dessus et ci-dessous)




DOCUMENTS REMIS PAR MONSIEUR DANIEL TURGIS (50180 AGNEAUX) via RENE GAIGNON.

Dans les voitures de marque HENRI VALLEE s'y trouvait fixé un cadre à glissière qui permettait de dégager le moteur à la manière dont on retire un tiroir d'un meuble, une simple vis permettait de maintenir le moteur en place dans la voiture.

Des courroies sans fin évitaient les problèmes des attaches et des allongements. Ainsi, elles n'avaient jamais besoin d'être raccourcies : le peu d'allongement qu'elles prenaient se corrigeant facilement avec le problème de coulissement sur la glissière. Cette possibilité de sortir facilement le moteur de la voiture précédait de plusieurs décennies des réalisations semblables aux Etats Unis.

Toutes ces innovations étaient appréciées d'une certaine clientèle à la recherche des techniques les plus avancées pour une locomotion rapide tandis qu'Henri Vallée ne pensaient pas aux clients qui recherchaient avant tout des voitures simples et économiques. Beaucoup de concurrents avaient axé leur fabrication sur un seul modèle au prix de revient beaucoup moins élevé. Ces efforts dispersés eurent des effets néfastes et, en 1902, la SA. HENRI VALLEE dût cesser son activité, non par insuffisance de techniques - ces modèles sont de qualité comme la célèbre pantoufle
construite en 1899, voiture de compétition originale à plus d'un titre - ou par absence de recherches mais en raison des prix non concurrentiels. Ce fut la faillite et Hneri Vallée perdit une partie de sa fortune. Il vendit son usine et sa maison.

CES RENSEIGNEMENTS SONT EXTRAITS D'UN LIVRE REMIS PAR RENE GAIGNON
.
POUR PLUS D'INFORMATIONS, LE CONTACTER.
Photo de la collection particulière de René GAIGNON

Henri Vallée avait participé avec l'une de ses automobiles à la course de côte de Gaillon.

L'automobile se vend ma, qu'à cela ne tienne, on le retrouve trois ans plus tard dans une fabrique de motocyclettes, sise 29, rue Pasteur au Mans. Sur ce bâtiment du 29, rue Pasteur, il y construisit deux bâtiments en planches, l'un formé de trois pièces en enfilade qui lui servit de logement et l'autre faisait fonction d'atelier où il construisit en 1905, la première motocyclette àmoteur à eau. Elles apparurent sur le marché dotées de moteurs monocylindriques à quatre temps, refroidis par circulation d'eau thermo-siphon, avec embrayage par tension de la courroie de transmission, la mise en marche se faisant à l'aide d'une manivelle. Elles étaient même pourvues d'une fourche avant élastique et d'une suspension de selle très efficace.

Par rapport aux motos à moteur à ailettes : les motos Henri Vallée présentaient divers avantages : le moteur à eau ne chauffe pas, ne "grippe" pas, use cinq fois moins d'huile et donne un rendement bien supérieur ; il s'arrête toujours lorsque l'on coupe l'allumage avec la poignée interruptrice alors que les motos à moteur à ailettes lorsqu'ils sont très chauds continuent et sont la cause de nombreux accidents. Il ne "gomme" pas à l'arrêt non plus pr suite de surchauffe de l'huile : il monte les côtes les plus dures et les plus longues sans donner signe de fatigue.

Ainsi, avec son moteur à eau, la motocyclette Henri Vallée pouvait être emplouyée à poste fixe comme force motrice pour actionner diverses machines.


Ces renseignements ont été puisés dans un livre remis par Monsieur René GAIGNON.
Pour de plus amples renseignements : le contacter.



Une motocyclette construite dans l'atelier HENRI VALLEE de type 1905

Document remis par Monsieur SOULARD (85130 les LANDES GENUSSON) via RENE GAIGHON.
Cette photo a été retrouvée il y a près de quarante ans (le pilote de la moto étant le grand-père de Monsieur SOULARD). Sur la fourche, à droite, figure sans doute la marque de fabrique de l'usine HENRI VALLEE.


Hélas, la fabrique de motocyclettes ne marche pas mieux et en désespoir de cause, le Filléen s'improvise batelier sur un petit bateau ramené du Havre.


Sur la fin de sa vie, Henri VALLEE venait souvent faire des promenades en bateau à FILLE avec ses amis : le voici arrivant près du pont.



Après une dernière invention en 1914, cet homme disparaitra noyé à l'écluse des Planches. Le bateau aura causé sa perte à l'âge de 51 ans plongeant la mémoire d'Henri Vallée dans un long silence jusqu'à ce week-end des 13 et 14 Octobre 1989 où la Municipalité de FILLE et le CLUB LOISIRS réunis ont organisé une exposition avec diaporama en trois volets sur les 24 heures du Mans, l'évolution de l'automobile et les plus belles voitures du mans. Un prototype très ressemblant de la machine à écrire créée par Henri Vallée fut le clou de l'exposition, aimablement prêté pour la circonstance par la Ville du Mans.

Le dimanche par un temps magnifique, une concentration de véhicules de collection devait complèter cet hommage à Henri Vallée.

Le corps d'Henri Vallée repose au cimetière de Fillé. Sa tombe se trouve au fond du cimetière, à gauche de l'allée centrale, près de la chapelle. En 1898, Henri Vallée avait acheté une concession au cimetière de Fillé pour lui et les siens.

Bien peu se souviennent de lui. Reconnu comme un véritable prophète de la mécanique, inventeur, constructeur, coureur automobile, ce petit homme barbu, au front haut où brillaient des yeux pétillant d'intelligence était un sage qui acceptait placidement son sort, très simple et très droit, il était aimé de tout son entourage et éprouvait un parfait mépris de l'argent ainsi que de ceux qui en faisaient étalage.





Il forma quantité de jeunes ouvriers non seulement sur le plan professionnel mais aussi sur le plan moral.




photo collection particulière


LE DIMANCHE 14 OCTOBRE 1989, UNE EXPOSITION CONSACREE A SES INVENTIONS ET UN RASSEMBLEMENT DE VEHICULES DE COLLECTION SUR LE PARKING DU STADE A COMPLETE CET HOMMAGE A HENRI VALLEE PUIS COMME DE COUTUME DANS CES OCCASIONS, UN VIN D'HONNEUR A ETE OFFERT A LA SALLE DES FETES QUI PORTE SON NOM.

A DROITE DE LA PHOTO, PRES DU CONDUCTEUR DU VEHICULE ANCIEN, GERARD CHOISNET QUI VENAIT D"ETRE ELU MAIRE EN MARS 1989.
















Une autre famille habitant rue du Passeur a eu un fils qui eut à son époque une certaine célébrité : la famille TROUVE. (les familles TROUVE et VALLEE habitaient en face l'une de l'autre, la famille TROUVE habitait la maison qui fut pendant un temps une épicerie).

En effet, Ariste TROUVE-CHAUVEL né à LA SUZE le 29 Octobre 1805 (17 brumaire de l'an 14), homme politique français décédé dans l'oubli à Paris, le 14 Octobre 1883, était le fils de René Trouvé, marchand tanneur, né le 7 Mars 1781 à Fillé sur Sarthe.


Après de brillantes études, dès 1834, il se lance en politique en devenant membre du conseil municipal du Mans.
- en 1838, il crée la Banque Commerciale Industrielle Agricole de la Sarthe ;
- le 19 Mars 1840, il devient le Maire du Mans ;
- en 1847, il crée la Compagnie de Navigation Fluviale de l'Ouest ;
- le 15 Mai 1848, il devient Préfet de Police de Paris ;
- le 21 Octobre 1848, il obtient que le tracé definitif de la voie ferrée Paris-Rennes passe par LE MANS alors en concurrence avec ALENCON ;
- le 25 Octobre 1848, il devient ministre des Finances du gouvernement Cavaignac.

Opposé à Louis-Napoléon Bonaparte élu à la présidence de la République le 10 Décembre 1848, il est emporté par la vague bonapartiste.
Battu aux élections, il revient à la Suze où il dirigea la tannerie familiale.
A l'annonce du coup d'état du 2 Décembre 1851, croyant à une opposition durable, il soulève et arme ses tanneurs. Mais après l'échec de soulèvement,  il est contraint à l'exil durant lequel il rencontre à plusieurs reprises VICTOR HUGO.
















Source et informations :
biographie d'HENRI VALLEE (1865-1916) inventeur, constructeur et coureur automobile remis et signé René GAIGNON et qu'il a dédicacé lui-même à l'attention de Monsieur le Maire de FILLE, Janvier 1991.
Photos de la collection personnelle de Monsieur René GAIGNON.
illustrations extraites du livre précité.

Sources bibliographiques : Henri Vallée "le prophète" : l'Automobile a 111 ans... rue LA CENOMANE - quatrième année n° 13 - été 1984.
Concernant Ariste Jacques Trouvé Chauvel :
Source et informations sur le site "Ariste Jacques Trouvé-Chauvel, wikipédia"

La revue CENOMANE revue trimestrielle -  4ème année n° 13 "L'automobile a 111 ans" - Henri Vallée "le prophète".














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Catégories: SOUS LA TROISIEME REPUBLIQUE
30 Mar 2008 
La guerre de 14/18 fut le résultat de l'affrontement entre deux grandes alliances :
- l'empire austro-hongrois contre le royaume de Serbie activèrent d'autres alliances qui obligèrent d'autres nations européennes à s'engager dans la guerre.

Ce fut la triple Entente composée de la France, la Grande-Bretagne et la Russie contre la coalition des Empires centraux qui était composée principalement de l'Empire Allemand et de l'Autriche-Hongrie.

Puis, l'étincelle qui déclencha la guerre de 1914-1918 fut l'assassinat par un serbe de l'héritier du trône austro-hongrois, l'Archiduc François-Ferdinand et de son épouse à Sarajevo (Serbie), le 28 Juin 1914.

Le 14 Juillet 1914, en France, Jean Jaurès, homme politique s'illustre par son pacifisme : il est totalement opposé au déclenchement de cette guerre et il en appelle à la grêve générale mais le 31 Août 1914, il est lui-même assassiné au Café du Croissant à Paris par un étudiant nationaliste.

Rien désormais ne peut plus arrêter la guerre et les évènements ensuite s'accélèrent :

- le 1er Août 1914, l'Allemagne déclare la guerre à la Russie et le 3 Août à la France
et à la Belgique et déjà, le 4 Août, l'armée allemande franchit la frontière belge.



Dans cette guerre"mondiale", 60 millions de soldats y ont pris part et 10 millions n'en reviendront pas. Près de 20 millions de soldats resteront à jamais infirmes.








La guerre de 1914-1918 a apporté son lot de souffrances sur notre petit village de FILLE puisque 21 jeunes filléens ne reviendront pas ; ceux dont les noms figurent sur le monument aux morts situé à l'entrée du cimetière. Beaucoup de soldats ont donné leur vie entre 1914 et 1918 pour la patrie en pleine conscience et avec générosité.





Un certain 11 Novembre 1989, lors de la commémoration de l'armistice de la Grande Guerre, un vieux Monsieur qui était ancien combattant de 40 m'avait conté de bien tristes souvenirs : non pas du jour V de la Victoire de 1918 mais ceux du jour de la déclaration de guerre. Il avait sept ans en août 1914. Au lendemain de la déclaration de guerre datée du 1er Août 1914, des ordres de mobilisation sont placardés sur tous les murs le dimanche 2 Août. Je regrette de n'avoir pas retranscris aussitôt "ses mémoires" aussi je vais me fier à la mienne de mémoire.

C'était donc le Dimanche 2 Août 1914, c'était jour de la distribution des Prix à l'école de Fillé et les enfants avaient mis leur "habit du dimanche" pour chanter avec Monsieur l'Instituteur. Puis en fin d'après-midi, un attroupement, puis deux, des gens se font l'écho de cette tragique nouvelle : c'est l'ordre de mobilisation générale et la fête est gâchée. Les familles accourrent autour du mur d'enceinte qui existait à l'époque autour de l'église où des affiches sont placardées sur le mur près de l'école privée. Une affiche d'ordre de mobilisation est bien apposée afin que chacun prenne la dimension de la triste nouvelle.

Les foins étaient coupés. Le lendemain de l'annonce de cet ordre de mobilisation, les aînés de ces jeunes enfants, ceux qui étaient en âge de partir troquèrent la fourche contre le lebel.
Quelques-uns de ceux qui sautèrent dans notre tortillart confiants en pensant que la guerre serait de courte durée et qu'ils allaient bientôt reprendre les travaux des champs ne savaient pas encore qu'ils auraient (pour vingt et un d'entre-eux, hélas ! rien que pour notre petit village de FILLE) leur nom gravé un jour sur un monument qui restait à construire.

Le mur de l'église à gauche sur lequel étaient apposées les affiches dont celle de la mobilisation.

A FILLE, les murs de la ferme du moulin - dont les bâtiments ont été rénovés en 2007 - ont gardé des marques dans la pierre de la guerre de 14/18. Deux soldats américains venus au secours des alliés à la fin de la guerre ont laissé sur le mur d'entrée de la grange la marque de leur passage en gravant leur nom près de la porte. Lors de la rénovation en 2007, le Maire a insisté auprès des architectes chargés des travaux pour que la pierre gravée de ces noms soit conservée et protègée.






photo collection particulière

Deux soldats américains venus en France en 1918 ont gravé leur nom dans la pierre de la grange du moulin. "JO LO... JOHN CLARCK NOV. 1918"
A la demande de G. CHOISNET, suite aux récents travaux de rénovation des bâtiments, en 2007, la pierre gravée de ces noms a été tout de même conservée.

ci-dessous : estampe de Edouardo Garcia BENITO publiée aux Editions GRASSET.




D'autres soldats sont revenus, gazés, comme ce Monsieur qui a vécu malgré sa condition physique précaire jusqu'à 94 ans et qui était venu habiter à la campagne à FILLE parce que le médecin conseillait à YVES d'arrêter toute activité. Il lui était demandé principalement un retour à la campagne suite à ses blessures datant de la première guerre mondiale au cours de laquelle il a perdu tous ses copains en une journée de juin 1918. Donc, YVES et JULIENNE ont dû partir de la capitale en 1938 pour Fillé où ils ont vécu 53 années heureux ensemble .
JULIENNE était âgée de 90 ans lorsqu' en 1992, le maire G. CHOISNET lui a annoncé la construction d'un groupe scolaire tout neuf à FILLE. Julienne en a pleuré de joie : une école toute neuve, elle n'en croyait pas ses oreilles car elle avait des idées très laiques.

La France sort victorieuse mais brisée. Le traité de Versailles en 1919 est un traité de paix signé entre l'Allemagne vaincue et les Alliés de la première guerre mondiale mais en raison des sanctions qu'il infligeait (dommages et réparations de guerre, occupation de la Ruhr, etc..) il contenait déjà les germes de la seconde guerre mondiale.









En 1932 s'ouvrait l'école privée dans le bâtiment situé à l'angle de la rue du Passeur  tenue par les soeurs d'Evron et mis à disposition à titre gracieux pour les utiliser à des fins scolaires.




dessin personnel


Le 11 Novembre 1923, FILLE inaugure son monument aux morts de la première guerre mondiale en présence d'une foule nombreuse.



photo collection particulière

Devant la Mairie, la Municipalité rend hommage par un "HONNEUR A NOS VAILLANTS POILUS" que l'on peut lire sur la banderole au fond.





photo collection particulière


FILLE le jour du 11 Novembre 1923


Une ouverture a été pratiquée dans le mur du cimetière pour y introduire le monument et cette ouverture a été masquée depuis par des grilles







LA FETE A FILLE MALGRE LES DEUILS
photos collection particulière

photo collection particulière


Fête de cavaliers à cheval en 1929 ci-dessus et ci-dessous.




Ci-dessous, photo parue dans le journal "LA ROUE TOURNE" en décembre 1989





Fillé village paisible avant la guerre
On remarquera d'emblée, la place devant l'église plantée d'arbres : pas de voitures ou si peu donc pas besoin de stationnement et à droite, on aperçoit une des fenêtres de l'ancien presbytère lui aussi disparu lors de l'incendie de 1944.


Fillé attire toujours autant d'amoureux de la nature et de la pêche. Une parisienne venue en villégiature à Fillé écrit à des amis "Bien arrivés par un temps superbe et aujourd'hui levés dès l'aurore, nous voici à Fillé et c'est bien agréable de revoir les coiffes brodées, les sapins et la bruyère..." En 1920, un autre passionné de pêche écrivait à son amie en vacances au Tréport : "Nous sommes à Fillé pour le moment, il y a beaucoup de monde et le temps passe rapidement...". Il semble qu'il y avait beaucoup de monde effectivement au regard de la photo prise au bord de la Sarthe entre l'église et le pont : tellement il y avait de pêcheurs en canotier en barques ou à pied, de femmes et d'enfants sur la photo bref que tout cela ressemble à un concours de pêche.

Et surtout on vante Fillé pour sa pêche, un vacancier recommande à un ami également passionné : "Si tu viens, apporte une épuisette, si tu en as une...... il ne faut pas d'autres appâts, ici on trouve des vers, tu verras tu feras du poisson gros et petit". Un manceau amoureux de nature et de pêche écrit en 1937 : "hier, je suis allé avec A... et quelques autres Messieurs à Fillé, un gentil coin, très reposant, très salubre, la rivière est très belle, un ami d'A... va nous préparer des endroits pour que nous fassions de belles prises, nous en avons pour 20 minutes pour nous rendre au pays qui est à environ 15 kms du Mans..."

Après la guerre, un parisien écrit en 1948 à son voisin de palier "je rentre à Paris et nous pourrons parler de nos vacances réciproques qui n'auront pas été immortalisées d'un magnifique soleil d'août habituel" (ma foi en 2008 soit soixante plus tard, il aurait pu écrire la même chose) mais il précise "la pêche bat quand même son plein...". Une autre vacancière de la capitale écrivait la même année (il y avait décidément beaucoup de parisiens qui venaient en villégiature à Fillé) : 'Sommes fidèles à notre bon vieux pays sarthois où nous sommes confortablement installés depuis un mois jusqu'au début septembre !"

Pendant la triste période de l'occupation une autre parisienne écrit à son fils en vacances en zone non occupée "Je ne m'ennuie pas à Fillé, on y est très bien et sans restriction".....




EXTRAIT D'UN ARTICLE PARU DANS UN JOURNAL LOCAL LE 16 AOUT 1939





"La coquette commune de FILLE est, on le sait, un lieu préféré de nombreux pêcheurs, des manceaux y ont leur maison de campagne, de nombreux parisiens y viennent y passer leurs vacances, ony voit aussi des campeurs et pendant les fêtes de la mi-août, c'est par dizaines que des voitures de promeneurs, sans compter les motos et les bicyclettes vinrent s'y arrêter quelques heures sous les frais ombrages des peupliers du canal.

Mais, il manque à FILLE quelque chose pour intéresser ceux qui ne pêchent pas, une PLAGE !!!

Il y a bien un banc de sable naturel près du barrage mais bien insuffisant.

Qui prendra l'initiative d'aménager une plage dans ce cadre charmant du moulin ?              L'aimable meunier, Monsieur COSNIER, approuverait certainement cette initiative venant de la Municipalité, aidée des accueillants commerçants de la localité.

Et pour l'installation d'un petit stade nautique, Monsieur BELLUAU, le sympathique président des Pingouins de l'Huisne du Mans, qui est aussi un habitant de FILLE, pourrait donner de précieux conseils !

FILLE verrait alors le nombre de ses visiteurs augmenter sensiblement pour le plus grand profit de tous.

L'idée est lancée, n'est-elle pas excellente ? et à l'instar de nombreuses autres communes sarthoises, FILLE se doit d'avoir une plage pour la saison estivale 1940."  B.M.





Peinture de Bernard LOCCA de pêcheurs à FILLE où l'on entrevoit les cabines de plage.










Source et illustrations :

illustration "un baiser au poilu" empruntée à la revue MAINE DECOUVERTES hors série n°
correspondances d'une collection privée.

peinture de Bernard LOCCA
extrait d'un article paru sur le bulletin communal de LA ROUE TOURNE de l'année 1985 et consacré à un reportage paru dans un journal local de la SARTHE le 16/8/1939.








30 Mar 2008 


Première carte postale de FILLE écrite en 1902 par des Pêcheurs (un pêcheur de brochets ; carte postale-photo rare collection particulière).

Après la guerre franco-prussienne de 1870, la France vit une longue période de paix favorable aux progrès économiques et techniques. Les gens étaient paraît-ils insouciants, mais qu'en étaient-ils des gens de FILLE ? des métayers, des ouvriers, des fermiers, etc...
Il est vrai que l'on voit apparaître une succession d'inventions, la bicyclette, les avions, les automobiles se développent, on commence à en voir à FILLE dans les années 20. Après la guerre de 1914/18, la France rurale se modernise et FILLE voit arriver la fée électricité. Le 25 Février 1900, le conseil municipal décide le rattachement de la commune au réseau téléphonique départemental.

Sur le bord de la Sarthe, notamment à proximité du pont et de la gare se construisent les premiers "chalets" des citadins qui viennent passer l'été et les dimanches à la campagne.



C'est l'époque insouciante où les citadins commencent à venir passer l'été à la campagne.



photo collection particulière

Le couple qui se trouve au centre de la photo (l'homme en cravate et chapeau melon, la femme en chapeau cloche auprès d'un garçonnet habillé de blanc) serait Théodore Botrel et son épouse, l'auteur-compositeur de la "Paimpolaise" qui venait en villégiature à Fillé.



Dans un but de perfectionnement de la navigation entre FILLE et MALICORNE, l'Etat entreprend la consolidation du barrage endommagé par suite de grandes crues et la reconstruction du pertuis entre 1871 et 1875. Il est entrepris également la reconstruction des portes de garde du canal ainsi que de la fermeture du pertuis vers 1912.
Le long du canal pour aménager le chemin du halage, l'Etat procède en 1908 à l'aliénation d'une parcelle de terrain desaffecté.






carte postale collection privée

Une jeune fille de fillé déclare son amour par carte postale "de fillé" en 1907 à son ami qui est cavalier au 23° dragons, 1er escadron du 3ème peloton de Vincennes.
     







En 1903, il y a une vingtaine de commerçants et d'artisans :

* aubergiste : Monsieur GAIGNON ;
* battage mécanique : Monsieur PLOT ;
* Bouilleurs de crus : Messieurs BEUCHER, GROSBOIS E. et H. ;
* Boulangers : il y a deux boulangers : Messieurs AUBIER et GUYON ;
* Cabaretiers : deux également : Messieurs CHOQUET et DUBOURG  ;
* Cidre en gros : Monsieur GAUPUCEAU ;
* Epiciers : quatre : Monsieur BOUTELOUP, Madame Vve CRUCHE, Messieurs GAIGNON-GEORGET et GAIGNON-TARON ;
* Forain : Monsieur VIGROUX ;
* Maçon : Monsieur FOURNIGAULT ;
* Maréchal-expert : Monsieur CHOQUET ;
* Meunier : Monsieur COSNIER (CYPRIEN) ;
* Travaux Publics : Monsieur BIZERAY.







ci-dessous, la maison BOUTELOUP est visible à droite d'après son enseigne à côté, l'hotel du Progrès, J. GAIGNON.


Ci-dessous, l'épicerie-mercerie à droite dans le centre-bourg en 1924



photo collection particulière

Ci-dessous, la boulangerie avec "grains, son et recoupe" en 1929 dans le centre-bourg


photo collection particulière
ci-dessous, l'hôtel du Progrès à l'entrée du Bourg en 1936



photo collection particulière


Photo collection particulière



Café-restaurant qui est devenu par la suite l'hôtel du Progrès (ci-dessus et ci-dessous).


photo collection particulière

photo collection particulière

Le maréchal-ferrant à gauche à la sortie du bourg (à droite sur la photo)


A Fillé, le moulin appartient donc depuis 1900 à CYPRIEN COSNIER, ce moulin qui sera acquis, un siècle plus tard, par la COMUNAUTE DE COMMUNES DU VAL DE SARTHE, sur l'impulsion du Maire en l'an 2000 et il s'appellera ainsi le "MOULIN DE CYPRIEN" promesse faite à son petit-fils RAOUL qui fut le dernier meunier de FILLE. Mais grâce à l'action des élus et le courage des bénévoles, la roue qui s'était arrêtée pendant 20 ans après le départ en retraite de RAOUL COSNIER s'est remise à tourner au grand bonheur des passionnés de son moulin. Merci RAOUL.

LA MELODIE DES ROUES A AUBE NE S'ARRETERA PAS DE SITOT !



photo collection particulière

Le Moulin à travers la feuillée

Monsieur ROBOAM Louis sera Maire en 1901 jusqu'en 1904, puis Monsieur LORIOT François jusqu'en 1908 et Monsieur BIZERAY Jean prendra la suite jusqu'en 1919.









Monsieur BIZERAY fit construire l'école des filles qui s'achèvera en 1922 à l'angle de la rue des Gesleries et de Bourdigale (qui devint par la suite la rue de la Libération).







photo collection privée

La classe des garçons de l'école de Fillé au début du siècle




L'établissement abritant l'enseignement privé et tenu par les Soeurs d'Evron a été laicisé par arrêté préfectoral.






L'Abbé Couronne dans son jardin du presbytère de Fillé

Grâce à deux "mémoires" de Fillé, on apprend que l'abbé Couronne qui était curé à Fillé durant la dernière guerre et notamment au moment des évènements de la Libération, séminariste sans fortune avait néanmoins fait de solides études en langue anglaise ce qui lui permit, plus tard, d'enseigner à son tour au collège Stanislas de Paris.

Or, souvent, le jeune abbé revenait par le train et c'est à ce moment-là, au mois de juin 1908 qu'il se trouva mêlé à la conversation en anglais de quelques messieurs. Parmi eux se trouvait Wilbur Wright, tout heureux de pouvoir trouver un Sarthois qui puisse le comprendre et à qui il révéla le motif de son déplacement en Europe. L'abbé Couronne se vit donc inviter à servir d'interprète et était présent lors de la première tentative de vol de Monsieur Wright. Celui-ci lui demanda de chronométrer le temps de vol. Plus tard, quand l'abbé racontait cet épisode à son entourage, il tirait sa grosse montre de son gousset au bout de sa chaîne et il disait "C'est cette montre-là qui a chronométré le premier vol de Monsieur Wright !"



premier vol en 1903 des Frères WRIGHT (photo prise par un anonyme)


photo collection particulière


Les premières automobiles apparaissent à FILLE vers les années 20. Le conducteur de la voiture stationnée sur la photo serait Henri VALLEE...
En 1921, deux voitures sont enregistrées en mairie : une phaêton rapide de 12 chevaux et une ambulance Ford de l'armée américaine.




2 élégantes à la pêche













dessin d'après copie






Ci-dessous, le moulin de FILLE à travers la haie d'aubépine
(peintures CH. CHOISNET)







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30 Mar 2008 










photo collection particulière

La gare de FILLE était située sur la ligne LE MANS - MAYET. Cette ligne ouverte le 13 Septembre 1897 partait de la gare centrale des tramways par la sortie sud qu'elle quittait aussitôt par la droite, pour traverser la Sarthe au Pont de Fer en tournant devant l'usine à gaz. Elle desservait quatre arrêts facultatifs : LE PATIS-ST-LAZARE, L'EPINE, SAINT-GEORGES et LA RATERIE. Elle franchissait la Sarthe à la Raterie, entrait sur le territoire d'ALLONNES (arrêt fixe) puis elle continuait pour desservir la station de Spay près du Café de la Gare. Elle suivait quelque temps l'IC 8 et retrouvait son indépendance pour arriver à la station de FILLE et là, les beaux jours, elle déversait son flot de pêcheurs et de promeneurs du dimanche.

Car, outre le pont ferroviaire, la petite commune de Fillé s'était dotée d'une minuscule gare confiée à l'autorité du couple Brindeau (Auxilia succédant à son mari en 1907) tandis qu'un imposant château d'eau venait compléter l'ensemble.

A raison de deux trains par jour en semaine (un le matin, l'autre le soir), cette ligne Le Mans-Foulletourte-Mayet allait modifier bien des comportements puisque désormais il fallait 42 minutes seulement pour joindre la capitale du Maine à Fillé.

"En quelques mois, ce fut le tramway qui rythma la vie du village au point que la cloche d'annonce en gare de Fillé constituait La véritable horloge." confiera cent ans plus tard notre ami René "l'historien de Fillé" à un journal local.  



Ensuite notre petit train poussif franchissait à nouveau la Sarthe sur notre joli pont de FILLE. La ligne rejoignait la RN 23 en suivant un chemin vicinal ordinaire jusqu'à GUECELARD.





photos collection particulière

Le château d'eau (que l'on voit à l'extrême droite de la photo) qui alimentait le petit train n'a disparu du paysage qu'en 1992 pour permettre la construction d'un lotissement (le lotissement du Bourdigale mais avant-guerre on ne parlait pas encore de lotissement mais de cité). Louis Harel de la Noe qui avait édifié le pont et la gare avait élevé ce château d'eau en 1897. L'édifice de forme cylindrique, reposait sur une plate-forme carrée soutenue par quatre pieds metalliques. Il était indispensable au bon fonctionnement du petit train car il alimentait en eau la chaudière à vapeur de la locomotive Blanc-Misseron. Un puits profond, situé à 43 m au dessus du niveau de la mer, remontait l'eau à l'aide d'une chaîne à godets, actionnée par une roue à main. A chaque arrêt, le chauffeur remplissait le foyer de la machine de briquettes et faisait le plein en eau à l'aide d'une gaîne en toile appelée "cheminée".

Le ravitaillement était obligatoire à FILLE en raison de l'effort demandé à la locomotive pour monter la petite côte du Bur, en direction de Spay.  En effet, cette côte sollicitait drôlement les chaudières et à cet endroit on pouvait suivre à pied le convoi tellement la pente était rude.








photo collection particulière


Le café de la gare à FILLE (actuellement Auberge du Rallye).


Par ailleurs, sur le magnifique ouvrage de Claude Wagner sur les tramways de la Sarthe, publié aux Editions de la Reinette, il est souligné à la page 72, qu'il existait des trains spéciaux : notamment la SOCIETE DES PECHEURS avait demandé la mise en marche de trains spéciaux à partir du 1er Juillet 1937 le samedi et le lundi de chaque semaine entre LE MANS et FILLE. Ce service sera assuré par la troisième automotrice.
Le samedi, par exemple, on savait que les pêcheurs arrivaient par le train montant de 8h53 et qu'il en coûtait 0,65 francs en 2ème classe pour faire le trajet en provenance du Mans.



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Plan du secteur de la gare de FILLE, à droite le long du ruisseau du Bourdigale et à gauche, un pré... lequel pré est l'emplacement du futur groupe scolaire de FILLE


Le dimanche, le petit train deversait son flot de pêcheurs et de promeneurs.





Une photo très rare de pêcheurs à la ligne le long du canal de Fillé




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Les beaux dimanches au bord de l'eau à FILLE, on venait par le train :

Quand on regarde cette photo, nous avons envie de chanter le refrain d'une chanson que nous chantait Gabin dans les années 30 :

"Quand on se promène au bord de l'eau

Comme tout est beau !

quel renouveau !"...







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Le 5 Août 1944, lors de sa retraite, la Wehrmacht fit sauter les ponts de Saint-Georges et de la Raterie, seul celui de Saint-Georges sera reconstruit et le service ne reprendra que le 2 Juin 1945 après sa reconstruction.

La ligne s'arrêtera définitivement le 1er Novembre 1946.

Comme beaucoup nous n'avons pas connu les tramways sarthois mais les plus anciens se rappellent une époque de leur jeunesse où la qualité de vie n'était pas si médiocre.




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Un enfant joue sur la plage près des iles et du passage à gué situé près du moulin : la belle époque !














Illustration empruntée à l'ouvrage des Petits Trains de la Sarthe d'Alain de Dieuleveut et Jean Edom





















sources bibliographiques et manuscrites :


Article de presse paru dans le Maine Libre du Lundi 15 Septembre 1997 relatant le 100ème anniversaire du pont ferroviaire

Ouvrage des tramways de la Sarthe du XIX° au années 2000
de Claude Wagner des éditions de la Reinette

archives de la Mairie de Fillé concernant le plan du secteur de la gare.


ouvrage des petits trains de la Sarthe d'Alain de Dieuleveut
et Jean Edom - Editions Cenomane


























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Catégories: SOUS LA TROISIEME REPUBLIQUE
30 Mar 2008 
 Ce récit de notre histoire commune s'achève avec l'année 2000, cet an 2000 chargé de symboles car depuis notre enfance, quel que soit notre âge, il symbolisait le futur et voilà que ce futur est devenu une réalité depuis 8 ans (déjà ?). L'année 2000 dans la commune a dû être jalonnée d'évènements divers comme toutes les autres années, elle était préelectorale car des élections municipales ont eu lieu en 2001 avec la réelection de Gérard CHOISNET qui deviendra ainsi le premier maire du troisième millénaire.

Un nouveau lotissement sortira de terre en 2002 route du Bur à l'emplacement même du terrain qui restait toujours envahi de ronces entre le gros chataignier et l'embranchement avec la route de Voivres.

La mémoire est très sélective et normalement, ne retient que le meilleur des choses - heureusement ! - mais cette année 2000 a été marquée, pour le Maire réelu en 2001, par la fête de la Fédération organisée par le Sénat le 14 Juillet 2000 pour tous les Maires de France et des Dom Tom.
13 000 Maires environ et leur conjoint ont été rassemblés dans des tribunes dressées le long de l'avenue des Champs Elysées pour le défilé rituel du 14 Juillet.

Une fois le défilé terminé, ceints de leur écharpe tricolore, les élus vont rejoindre par vagues successives le lieu des agapes suscitant la curiosité et l'intérêt des touristes et des parisiens.

Dans les jardins du Palais du Luxembourg, des buffets disposés sur plus d'un kilomètre de long attendent les convives et certains en toilettes n'hésitent pas à s'asseoir dans l'herbe. Après s'être restaurés dans la bonne humeur, tous et toutes devant le Palais ont écouté un concert avec Patricia Kaas.




photo collection particulière


Dans la tribune des maires de l'Ouest de la France, le jour du 14 Juillet 2000.


Pour enteriner cette année symbolique, le magazine des Maires de France nous a adressé un condensé des messages transmis par les Maires de l'an 2000 aux générations futures, on en a retenu un du Maire de Tannenkirch en Alsace :

"OUBLIONS NOS PETITS DIFFERENDS POUR ËTRE SOLIDAIRES ET NE PENSER QU'A CE QUI DOIT ETRE LE CIMENT DE NOTRE COMMUNAUTE : LA FOI DANS L'AVENIR DE NOTRE VILLAGE ET DE L'HUMANITE TOUTE ENTIERE."

Etre Maire , c'est beaucoup donner de son temps et lorsqu'on y a consacré près de vingt ans de sa vie, on sait de quoi on cause ... c'est beaucoup donner mais ce n'est pas sans recevoir et merci à ceux qui nous ont transmis des témoignages, des photos anciennes.

Pour ma part, j'ai puisé mes sources auprès de :
- la Médiathèque du Mans auprès des ouvrages traitant de l'histoire du Maine
- auprès de certaines revues culturelles publiées par  la VIE MANCELLE ET SARTHOISE ainsi que de MAINE DECOUVERTES pour ce qui en est de la partie plus générale ancienne sur l'histoire du Maine.

J'ai puisé d'autres sources sur les articles locaux de la presse régionale et également aux archives paroissiales. Certaines photos notamment de l'incendie de l'église en 1944 ont été remises au moment du cinquantième anniversaire de la reconstruction de l'église par la paroisse de Fillé sur une cassette.

Les cartes postales anciennes de Fillé sont de ma collection personnelle.

Pour le reste, j'ai puisé mes sources auprès des archives de la Mairie de FILLE S.S. et des divers documents (très nombreux documents qui ont été remis en main propre à Monsieur le Maire et en son temps) documents dont je remercie ici les généreux donateurs  ; à savoir :

Merci notamment à René GAIGNON, L'HISTORIEN DE FILLE pour ses documents notamment, entre-autres, les témoignages de 8 personnes, huit anciens qui ont vécu la Libération de Fillé et, hélas, les évènements dramatiques de l'incendie de l'église et du presbytère qui ont fait suite à l'altercation. Ces témoignages de la mémoire vivante d'un village livrés sur une cassette remis à GERARD CHOISNET sont des archives très précieuses car ces personnes sont pour la plupart décédées depuis.

Certains dont Messieurs M.... et T....... s'étaient cachés dans les champs qui bordaient les dernières maisons du bourg au lieudit BEAUSOLEIL et ont vécu des moments interminables d'angoisse et d'excitation sous les feux nourris des combattants. Ils nous ont livré avec une mémoire étonnante le récit, heure par heure des évènements de ces journées des 7 et 8 Août 1944.

Livrés à l'occasion des fêtes commémorant le cinquantième anniversaire de la Libération, ces témoignages tellement émouvants des derniers témoins de cette histoire de la Libération de Fillé nous rappellent également que même en temps de paix  la Liberté et la Démocratie sont des combats de tous les jours. 



Merci aussi à René pour le petit livre qu'il a donné à Gérard sur la vie d'Henri VALLEE.

René est né à FILLE et a grandi rue du Passeur où son père était sabotier. Il est l'un des seuls survivants de cette génération à connaître l'histoire de FILLE depuis ces quelques quatre-vingt dernières années.

Merci à Pierre GOUET qui a exposé une trentaine de pages de données chronologiques de l'histoire de Fillé et du canton (2005-2006) et qui a remis un exemplaire de ce recueil au Maire de Fillé en 2007 suite à des recherches qu'il a effectuées auprès de la BNF, des archives départementales ainsi que sur des ouvrages historiques de diverses associations et auxquelles il a consacré plus de mille heures.

Il a dû malheureusement quitter Fillé pour raison de santé et nous lui souhaitons un prompt rétablissement.

Merci à Madame Dominique Laporte-Beucher pour le mémoire de maîtrise de lettres concernant l'histoire de Fillé, du parler de Fillé et des quelques anecdotes au sujet de Buffe où elle habite d'ailleurs ; elle se reconnait filléenne de coeur bien qu'habitant sur la rive opposée à la rivière Sarthe.
Merci pour l'exemplaire de cet ouvrage qu'elle a remis au Maire de Fillé.

Merci à Madame Cottrel F. pour sa mémoire de licence à l'Université du Maine en 1998 concernant le passage d'eau sur la paroisse de Fillé. Nous la remercions pour le magnifique exemplaire de cet ouvrage qu'elle a remis à G. CHOISNET et dans lequel elle reconnaît avoir été accueilli de nombreuses fois, en Mairie,avec beaucoup de sollicitude par le Maire et sa secrétaire. 

Merci aux amis de la revue des Moulins de la Sarthe et notamment à André Coutard pour l'aide précieuse qu'il a apportée au Maire au moment de la reprise par la commune du site du Moulin de Fillé et d'avoir consacré un abondant article dans la revue d'Avril 1996 sur les MOULINS DE LA SATHE tout en soulignant les efforts de la commune pour conserver ce patrimoine local.

Merci également à l'Association des amis pour la Mémoire et la Notoriété de Louis Harel de la Noe et particulièrement à Monsieur François Lépine qui a entretenu avec le Maire depuis les années 90 de bonnes relations et qui nous a transmis leur ouvrage et leurs documents. Nous retiendrons le slogan du bulletin d'Harel n° 3 : "Le travail en équipe, ce n'est pas l'addition des efforts, mais leur multiplication".

Merci à Pierre GOREYES et Frank BOURIEN de l'Association pour la Sauvegarde des Oeuvres d'Art d'HAREL de LA NOE pour leurs messages si sympathiques.

Merci aussi à notre cher ami regretté René BELLANGER avec une pensée pour MARIE, nous garderons en mémoire les discussions joyeuses autour d'un verre, à l'occasion des coups de fils donnés au "GARDON FRETILLANT".

Merci à nos anciens amis de GUECELARD et historiens de leur commune dont Monsieur CORDONNIER pour avoir remis un récit historique et chronologique de GUECELARD qui fut rattachée 102 années à notre commune.

Merci à Monsieur André GOBENCEAUX pour avoir remis, en son temps, un livre qu'il a écrit sur sa commune de GUECELARD "GUE-SEELARD" et pour m'avoir consacré quelques heures à me montrer toute la richesse des documents qu'il a mémorisés sur GUECELARD.

Merci à Frédéric PIQUET pour m'avoir autorisée à publier ses pastels et dessin sur FILLE.

Merci à PASCAL pour ses gentils message et souhaitons lui bon courage dans ses recherches généalogiques sur la famille LE BOINDRE de FILLE et LA FERTE BERNARD.

Merci à Nicole pour m'avoir autorisée à publier la photo de 1948 sur l'intérieur de la salle du bar de l'Hôtel du Progrès toujours installé en face de l'église.

M
erci enfin à tous les visiteurs de ce site qui m'ont félicitée et encouragée à continuer.



Peinture du moulin de Fillé l'année de la dépose de la roue pour laquelle j'ai obtenu le premier prix du public lors du concours des Peintres en Liberté. (Christiane Choisnet)

Enfin : Rendons hommage à notre dernier meunier, Raoul COSNIER, disparu le 22 Avril 2008 qui n'aura pas eu le temps de voir la rénovation complète de son moulin. Il s'était entendu avec Gérard Choisnet, Maire en 1995 pour le louer à la commune : Un privé (notamment américain) est interessé pour y fixer son lieu de résidence secondaire. A son grand désespoir, la préférence est donnée à la commune : volonté du Maire de l'époque de garder ce patrimoine dans le domaine public puis, sa démarche ensuite auprès de la communauté de communes en lui demandant de porter une réflexion de développement autour de ce patrimoine. Acquisition enfin, en 2000, par la Communauté de communes dont nous remercions aujourd'hui les élus qui ont cru en lui, en son projet ! Oui, ce fut le début d'un long combat cette réalisation qui se déroule aujourd'hui sous vos yeux même si l'on peut contester certains choix d'architecte... Oui, ce fut le début d'une belle AVENTURE....
et Merci à RAOUL de nous avoir livré avant de partir ses souvenirs sur cassette ou même de vive voix et parfois ponctués d'anecdotes succulentes et surtout de nous avoir permis que ce site inestimable et si cher au coeur de tous les filléens serve d'écrin à des talents d'artistes.


Raoul Cosnier pose devant la roue de "son" moulin entre le Maire et Monsieur F.FILLON



ci-dessous : rassemblement du CLUB TRITON FRANCE à la MTL à FILLE le 15 Août 2003



photo collection particulière




PEINTURE SUR BOIS
Christiane Choisnet 2003




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