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28 Avr 2008 

Après avoir écrit ces pages d'histoire de la commune de Fillé, une autre page (la nôtre) étant définitivement tournée, je prends la liberté de vous livrer quelques impressions et réflexions de ce que j'ai vécu, moi, Christiane Choisnet et avec le recul que j'avais en toutes circonstances auprès d'un maire d'une petite commune

(car en fait une commune de 1500 habitants n'est qu'une petite commune comparée à celles où j'ai vécu avant de venir vivre à Fillé : Les Ponts de Cé, Trélazé, Montrouge, Malakoff, Allonnes)

Toutes ces communes très riches en vie associative ont aussi, pour certaines, un passé industriel très important notamment pour celui de Trélazé où le patrimoine ardoisier a forgé son histoire et en même temps mon passé, le mien, de l'enfance à l'adolescence..

Je me souviens surtout, j'avais sept ans, c'était en Août 1953, j'étais avec ma mère et une amie et j'ai vu les pavés d'Angers résonner de la colère des galoches ouvrières, de la colère des "perreyeux"... cette année-là, le mois d'août fut très chaud car le gouvernement Laniel remettait en cause les acquis attribués après la Libération et notamment celui du recul de l'âge de la retraite (comme quoi dans le monde social, l'histoire se répète...) Je me souviens aussi que nous avions eu très peur car les gardes mobiles à cheval chargeaient la foule et la grève fut très dure. Mais la solidarité ouvrière n'est pas un vain mot et des dons ont permis de tenir... C'est pourquoi aujourd'hui quand je vois le mot "solidarité" mis à toutes les sauces 

Mais bon, tout ceci est une autre histoire.... 




Malakoff peint par Henri Rousseau en 1898



illustration empruntée à fr.wikipédia.org :
Henri Julien dit le Douanier Rousseau était grand oncle par alliance de Gérard, mon mari : Le Douanier Rousseau était marié en seconde noce avec une veuve : Joséphine Nourry qui était la tante de sa grande-mère paternelle. Joséphine Nourry femme Rousseau était native de BLAISON GOHIER, "village de charme" situé au bord de la Loire, sur la rive sud, berceau de la famille de sa grand-mère.

Bref, l'eau a coulé sous les ponts des Ponts de Cé... revenons dans ce village qui a beaucoup évolué depuis notre arrivée en 1977 : une évolution majeure pendant les trois mandats de GERARD où j'ai fait la connaissance de gens charmants que je n'aurais sans doute jamais eu l'occasion de rencontrer si mon mari n'en avait pas été le premier magistrat pendant près de vingt ans. Des gens charmants parmi les anciens dont certains sont disparus et dont je garde un souvenir précieux. Des gens charmants parmi les nouveaux arrivants mais aussi également à l'extèrieur de Fillé car indiscutablement, il se créé autour de vous un réseau de relations dont certaineO% nous ont aussi beaucoup apporté. 

Par contre, j'ai appris à discerner les valeurs essentielles et les necéssités qu'elles induisent. J'ai appris que certaines "amitiés" créées au hasard de rencontres et surtout à l'occasion du besoin des uns et de l'ambition des autres ne sont que de la poudre aux yeux car beaucoup se "servent" des élus - quels qu'ils soient - pour assouvir leurs intérêts particuliers et s'éloignent d'eux sans aucune sorte de scrupule dès qu'ils en ont éprouvent plus le besoin.

J'ai très vite découvert que dans ce "petit monde" de la politique, on devait dissocier les personnages interlopes qui s'y complaisent : tout un monde d'arrivistes et de carrièristes peu scrupuleux .

Désormais, la force affective du petit groupe soudé qui s'épaule et qui refait le monde au cours de nos petites soirées tout à fait sympas, éloigné du paraître, emplit largement notre univers.

Je vous livre volontiers d'autres impressions sur ce que je pense que doit être la vie d'une petite commune :

LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE,
des mots écrits sur la pierre des édifices publics qu'il faut faire vivre dans cette première cellule de la vie démocratique qu'est la commune.

La LIBERTE ?, certes les libertés existent , mais il ne suffit pas de les proclamer, il faut aussi respecter celle des autres.

La FRATERNITE ? un bien grand mot dans ce monde de "chacun pour soi", de l'isolement et parfois de la solitude. Les talents, la générosité, le besoin d'enthousiasme existent mais nous constatons que chacun s'enferme de plus en plus dans les limites de sa clôture, dans sa "bulle".

On entend couramment dire,  depuis quelques années, que les mentalités ont changé, que le monde paraît plus dur, plus cynique qu'autrefois.

Il est vrai que l'attitude irrespectueuse du "cercle des élites" de ces dernières années de mandat en a montré un bien triste exemple... Mais, pas d'inquiétude, rejetée dans sa polémique insultante, tout laisse à penser que l'on ne reverra plus cette équipe sur le devant de la scène politique (de fillé).

On ne peut qu'être dubitatifs quand on s'aperçoit qu'il y a une dizaine d'années, aucune personne n'a pris la peine de se déplacer à la MTL à une soirée telle que celle du téléthon mais quand il s'agit de venir assister à une réunion de conseil qui promet d'être houleuse ou plutôt où il y a "du poil d'arraché" quand il s'agit de venir se gargariser du "bêtisier municipal qui regorge de mensonges" il y a beaucoup de spectateurs de tous bords à venir s'y délecter...   

Il n'en reste pas moins vrai que les conseillers qui ont adhéré à la décision consistant à souscrire le fameux "prêt-relais" si ruineux pour la commune - tellement ruineux que la nouvelle équipe en place, aussitôt installée, a mis fin à cette opération - ces personnes-là doivent, pour le moins, des excuses aux contribuables de Fillé. Beaucoup de filléens se sont interrogés d'ailleurs sur cette décision délirante de souscrire de tels prêts alors que la commune n'était pas dans l'attente d'un retour de TVA pas plus que dans l'attente de la vente d'un bien immobilier (abérrant). Mais n'étaient-ce pas des experts ? on en doute experts peut-être mais en délation...

ENFIN ET SURTOUT LES FILLEENS TENAIENT A LEUR ADRESSER UN  "BLAME" EH BIEN ILS L'ONT EU !
ET MOI JE M'EN REJOUIS AINSI QUE TOUS LES CONTRIBUABLES DE FILLE QUI S'INTERROGENT SUR CETTE DECISION DE SOUSCRIRE CE PRET-RELAIS C'EST TOUT DE MEME L'ARGENT PUBLIC ! 




photo M.L.

Moi, lorsque j'avais vingt ans, je quêtais ardemment la vérité. Je croyais que les livres pouvais m'y donner accès. A l'adolescence, je lisais Camus, Claudel, Péguy, Descartes et beaucoup d'autres auteurs... je dévorais tous les livres. Quand il m'arrivait de prendre le train pour me rendre à Ingrandes, à Nantes ou à Paris, je savais que les voyageurs dans le compartiment ne supporteraient pas de voyager trois heures sans entamer la conversation avec leurs voisins. Alors moi, sans trop y participer, j'écoutais leur bavardage, j'écoutais sans ennui, l'un deux était peut-être porteur d'une pensée libératrice, il m'est arrivé d'assister à des conversations brillantes où questions et réponses se télescopaient.

A plus de soixante ans, je suis renvoyée à ma propre solitude. Je prends rarement les trains mais je n'aime plus entendre les gens jacasser dans les trains : c'est la misère
intellectuelle.

Une anectode, l'an passé, dans un TGV en revenant de Marnes-la-Vallée avec ma petite-fille, une jeune fille de 16/17 ans prend place sur la banquette en vis-à-vis et aussitôt extrait son portable de sa poche. Une heure et demi durant, il ne quittera pas sa main. Au début, je pense qu'elle consulte des messages. En réalité, elle envoie des SMS et une discrète vibration l'avertit des réponses. Rien de très original dans cette occupation sinon qu'à aucun moment l'adolescente ne paraît se détacher de son portable pour jeter un oeil sur le paysage ou se plonger dans quelque lecture. A aucun moment, elle n'a levé un regard sur ses voisins. C'était bien son droit, direz-vous de rester dans sa "bulle". Droit à l'indifférence ! et pourtant, je crois que dans notre société l'écoute à céder la place à des bavardages sur portable ou sur écran.

Et pourtant, la citoyenneté suppose à consentir à partager l'existence d'inconnus que la vie rapproche de nous : là où nous sommes, c'est-à-dire dans le territoire de la commune : les citoyens dans la cité.

La commune ce n'est pas seulement la tension de périodes électorales avec leur souverain mépris c'est aussi le désir d'accueillir, de s'ouvrir aux autres, la tolérance, la recherche de l'amitié, la sauvegarde du paysage et en un mot : LE SAVOIR VIVRE.

AIMER VIVRE A FILLE !





Si vous désirez nous donner vos impressions ou vous commentaires sur l'histoire de Fillé ou partagez également vos reflexions sur ces dernières visions des choses vous pouvez écrire à Christiane CHOISNET boite mail : g.choisnet@orange.fr

Admin · 68 vues · 0 commentaires
Catégories: MA PROPRE VISION DES CHOSES
02 Mai 2008 




ARTICLES DE PRESSE RELATANT DE LA CREATION DE L'ASSOCIATION DE SAUVEGARDE



Gérard CHOISNET souhaitait depuis longtemps acquérir le moulin de fillé afin que celui-ci reste dans le patrimoine communal. Il décide de créer une association le 15 Mars 1995 : la présidente en est la deuxième adjointe.



ARTICLE DU JOURNAL "OUEST FRANCE" DU DIMANCHE 6 AOUT 2000 CI-DESSUS ET DU MAGAZINE "FLUVIAL" CI-DESSOUS



Article sur revue "FLUVIAL" de Juillet
/août 2003 consacré à la rivière SARTHE et ci-dessous de Novembre-décembre 1999

 

 

 

 

revue des Notaires "L'immobilier des Notaires" de Juin 1996



 

hebdomadaire "Notre Temps" d'Octobre 1997 - article consacré aux campings-car -


 

 

 

 

 

 

 

















03 Mai 2008 



photo collection particulière et article de la presse locale "OUEST FRANCE"

Deux jeunes enfants dans les années 30 découvrent le moulin, les rives de la Sarthe et du canal, ils n'auront sans doute pas le plaisir de découvrir (ou alors ceci le sera au crépuscule de leur vie) "l'araignée" un jeu magnifique mis en place dans la plaine attenante au moulin par la CDC du VAL DE SARTHE en 2007 qui fait la joie de tous les enfants en visite dans le secteur. Ils faisaient dans leurs jeunes années peut être une promenade en barque, maintenant ils auraient le plaisir de faire du canotage avec des petits bateaux électriques ou des canoes-kayaks mis à la disposition du public.



photo collection particulière

Elaguage des arbres le long du canal



.


 

Elaguage des arbres autour de la Mairie avec vu sur le clocher de l'église

 


Les Samedi 4 et Dimanche 5 Mai 1996, Roger Calmé, journaliste au quotidien belge LE SOIR soudain entrevoit le petit canal de Fillé à l'ombre des pins parasols sous le soleil du midi.  Mais ce n'est pas pour nous déplaire :

Il parle avec humour de "ses terrasses ouvertes au front de rivière, petite parenthèse provençale, petit clin d'oeil du décor, avec le port de Fillé  et l'envie soudaine d'une ... fraîche anisette".

Mais le long des berges de la sarthe lorsque les terrasses du restaurateur - non loin du barrage - nous invitent à nous désaltérer, non pas à l'ombre des chênes verts et des platanes, mais à l'ombre des tilleuls bien de chez nous pourquoi ne pas y voir un rapprochement avec une douce farniente 





03 Mai 2008 
Suite à des négociations avec les Carrières du Maine, le Maire de Fillé en 1993 parvint à ses fins : 7,5 ha de plan d'eau sont rétrocédés à la Commune pour le franc symbolique.
Or, au début, beaucoup d'amoureux d'oiseaux sont venus sur le site car au printemps notamment, les iles au large étaient envahies par les mouettes.
La LPO (LIGUE DE PROTECTION DES OISEAUX) avait recensé les espèces d'oiseaux fréquentant l'endroit et avait même conseillé pour garantir la présence des mouettes dans les années à venir de laisser les îles en broussaille (îles qui de toute façon n'appartiennent pas à la commune).
Or, en 2005, un club de pêche s'est installé sur ce plan d'eau et les mouettes ont déserté pour laisser place aux pêcheurs... Il y a quelques canards qui viennent à l'automne.







Photo collection Particulière

le plan d'eau communal quand les mouettes envahissaient les îles...

Photo collection particulière

Dans les années 90, la commune a acheté des terrains le long de la Sarthe notamment celui où a été édifié le club nautique ainsi que la maison à "la fresque".



Photo collection Particulière

la parcelle de terrain située au delà du chemin qui descend au moulin et à la rivière a été achetée par la commune en 2000 pour être revendue ensuite quelques années plus tard à la Communauté du Val de Sarthe afin de lui permettre la réalisation du projet du parc de loisirs fluvials.
















05 Mai 2008 


LA TROUPE DES BOUILLONNANTES TRAVERSE LE PONT DU CANAL


photo collection particulière

 

L'esprit des BOUILLONNANTES est de renouer avec l'esprit des guinguettes d'antan. Ces animations ne sont plus programmées à FILLE et c'est bien dommage.

Nous garderons un très bon souvenir des soirées d'été populaires et festives où l'on renouait enfin avec la convivialité et le rire : on venait s'amuser entre amis ou en famille près du Moulin de Fillé avec la Compagnie du Regard - LES BOUILLONNANTES ! - toute l'équipe sympathique dirigée par Philippe Pastot qui avait sû conquérir notre amitié. Nous garderons en mémoire notamment la soirée à la guinguette de Cheffes sur sarthe le 6 Août 2006 avec la troupe "De Porc en Port" et près du plan d'eau de CHIGNE le 2 Août 2008 en agréable compagnie avec cinq musiciens multi-instrumentistes , le groupe du "P'tit Bazar" : tout un programme de chanson, rock, fanfare !





           Photo collection particulière

Un soir d'été 2003 pic-nique avec les Bouillonnantes au moulin de Fillé



photo collection particulière

photo collection particulière

Le Maire de FILLE marie (pour rire !) deux animateurs de la Troupe des Bouillonnantes en Juillet 2004 sous l'arbre de la fécondité et sous les applaudissements des nombreux invités présents ; ces " mariés de l'an 2004" s'en souviennent toujours de cette cérémonie de mariage à FILLE ! Quelle rigolade !











Nous n'oublierons pas non plus cette soirée du 14 Juillet 2007 avec la sympathique équipe de "LIBRE COURS" groupée autour de Nicolas dans un tout autre registre.
Pour des soirées-concerts à Fillé de musique RAP, HIPHAP, FUNK et autres influences, ils sont une quinzaine de bénévoles à oeuvrer dans le but de toucher un jeune public local.







illustration empruntée à Blog.myspace.com

"BONNE CHANCE LES JEUNES ET A VOUS DE JOUER "







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